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Élections locales : El Malick Ndiaye hausse le ton et rejette tout scénario de report

Après la sortie d’Ousmane Sonko à Louga, El Malick Ndiaye s’est à son tour prononcé sur le calendrier électoral. À Linguère, l’ancien président de l’Assemblée nationale a estimé que les prochaines élections locales ne sauraient être repoussées.


Rédigé par leral.net le Dimanche 9 Août 2026 à 00:28 | | 0 commentaire(s)|

Le débat sur la date des prochaines élections locales prend une nouvelle tournure. Après Ousmane Sonko, qui avait interpellé le président Bassirou Diomaye Faye sur la nécessité de fixer la date du scrutin, El Malick Ndiaye a également affiché une position ferme sur la question.

À Linguère, où il accueillait Ousmane Sonko dans le cadre de la tournée de Pastef consacrée à la vente des cartes de membre, le député a estimé qu’aucun report des élections ne devrait être envisagé.

« Personne ne peut les repousser »

El Malick Ndiaye a notamment établi un lien entre la forte mobilisation observée autour des opérations de vente des cartes de Pastef et les discussions sur le calendrier électoral.

« Ce sont nos opérations de vente de cartes de membre qui sont en train de secouer le pays, dans le bon sens. Partout dans le pays, les gens courent pour aller acheter des cartes de membre de Pastef. Et peut-être que cela pourrait avoir un impact sur la date des prochaines élections », a-t-il déclaré.

L’ancien président de l’Assemblée nationale s’est toutefois montré catégorique sur la tenue du scrutin.

« Mais ces élections, personne ne peut les repousser. “Beug beuré, bagn beuré” (il y aura combat, qu’ils le veuillent ou pas) », a-t-il averti.

Dans la foulée de la sortie de Sonko

Cette déclaration intervient quelques heures après celle d’Ousmane Sonko à Louga.

Le président de Pastef avait lui aussi appelé le chef de l’État à prendre un décret pour fixer la date des prochaines élections locales, estimant que cette décision relève des prérogatives présidentielles.

« Prendre un décret pour limoger Fadilou Keïta, Waly Diouf Bodiang et Cie, c’est dans ses prérogatives, personne n’en disconvient. Mais c’est de la même manière qu’il doit prendre un décret pour fixer la date de l’élection. Ce sont tous de simples décrets », avait déclaré Sonko.

Les deux sorties viennent ainsi renforcer la pression politique autour du calendrier électoral, alors que la date des prochaines élections locales continue de susciter des interrogations au sein de la classe politique sénégalaise.