leral.net | S'informer en temps réel

Énergie : à Diass, le Sénégal lance sa première centrale de stockage par batteries

Avec le projet BESS de Diass, le Sénégal franchit une étape clé dans la modernisation de son système électrique. Objectif : stabiliser le réseau et accélérer l’intégration des énergies renouvelables.


Rédigé par leral.net le Jeudi 23 Avril 2026 à 10:12 | | 0 commentaire(s)|

Le Sénégal amorce un tournant stratégique dans sa politique énergétique avec le lancement, le 20 avril 2026, des travaux de sa première centrale de stockage d’énergie par batteries (BESS) à Diass, dans la région de Thiès, à proximité de l’aéroport international Blaise Diagne.

Porté par Senelec, avec l’appui de Agence française de développement, ce projet innovant repose sur une technologie clé : le stockage de l’électricité produite en journée pour une restitution en période de forte demande ou de faible production solaire.

Avec une capacité de 56 MW / 56 MWh, cette infrastructure permettra de stabiliser le réseau électrique national en absorbant les fluctuations en moins de 250 millisecondes. Un atout majeur pour réduire les risques de délestage et améliorer la continuité du service.

Ce projet s’inscrit dans le cadre du Partenariat pour une Transition Énergétique Juste, qui vise à accélérer la décarbonation du mix énergétique du pays. L’ambition des autorités est claire : porter la part des énergies renouvelables à 40 % d’ici 2030, contre environ 30 % actuellement.

Lors de la cérémonie de lancement, présidée par Mamané Djitté, Directeur de Cabinet du ministre de l’Énergie, plusieurs partenaires ont réaffirmé leur engagement. Le financement global s’élève à 36 millions d’euros, dont 28 millions sous forme de don mobilisé via KfW et 8 millions en prêt souverain accordé par la France à travers Agence française de développement, sous l’égide de l’Union européenne.

Au-delà de ses performances techniques, la centrale BESS de Diass constitue un levier de souveraineté énergétique. Elle permettra d’optimiser l’exploitation des ressources locales, de réduire la dépendance aux hydrocarbures importés et d’améliorer la qualité de l’électricité fournie aux usagers.

Le projet s’inscrit également dans le programme Smartgrid, lancé en 2018, dédié à la modernisation des infrastructures électriques. Les travaux, prévus sur une durée de 12 mois, devraient aboutir à une mise en service en mars 2027.

À terme, cette infrastructure contribuera à renforcer la résilience du système électrique sénégalais et à soutenir l’objectif d’un accès universel à une énergie fiable, durable et compétitive à l’horizon 2029.