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Faux documents et usurpation d’identité : une affaire de passeport secoue une famille

Une affaire pour le moins rocambolesque est entre les mains de la Division des investigations criminelles (DIC). P. M. Niang, 58 ans, a été déféré pour des faits présumés de faux et usage de faux sur des documents administratifs et d’usurpation d’identité, après la découverte d’un passeport appartenant à son ex-épouse, mais portant la photo de sa seconde épouse.


Rédigé par leral.net le Vendredi 14 Août 2026 à 11:45 | | 0 commentaire(s)|

L’affaire remonterait à 1995. Selon les informations rapportées par Libération, P. M. Niang aurait récupéré le passeport de sa première épouse, F. Mbaye, auprès de l’ambassade d’Italie à Dakar, sous prétexte de l’aider à obtenir un visa pour l’Italie.

Mais le document ne lui aurait jamais été restitué.

Des années plus tard, F. Mbaye aurait fait une découverte surprenante au domicile de sa belle-sœur : son ancien passeport, mais avec la photographie de sa coépouse, E. O. Ugbo, d’origine nigériane.

Son identité aurait servi à obtenir des documents italiens

En poursuivant ses recherches, F. Mbaye aurait découvert que son identité avait été utilisée pour permettre à sa coépouse d’obtenir un titre de séjour, puis la nationalité italienne.

Un élément particulièrement troublant pour la plaignante, qui affirme n’avoir jamais quitté le Sénégal.

Saisie de l’affaire, la Division des investigations criminelles a effectué plusieurs vérifications auprès des services concernés. La Direction de la police des étrangers et des titres de voyage (DPETV), ainsi que le Consulat d’Italie, auraient confirmé l’existence de documents établis au nom de F. Mbaye, mais portant la photographie de sa coépouse.

Le mis en cause conteste les accusations

Entendu par les enquêteurs, P. M. Niang a contesté les faits qui lui sont reprochés. Il aurait soutenu que son ex-épouse lui avait volontairement « donné » son identité en échange de 700 000 FCFA, il y a une trentaine d’années.

Une version qui, selon les informations rapportées par le quotidien Libération, n’aurait pas convaincu les enquêteurs.

Le dossier a ainsi été transmis à la justice, alors que les investigations devront permettre de déterminer les responsabilités exactes dans cette affaire présumée d’usurpation d’identité et de falsification de documents administratifs.