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Laïcité et financement du culte : Souleymane Jules Diop durcit le ton face à ses détracteurs

Après les critiques suscitées par ses prises de position sur la laïcité et le financement du culte au Sénégal, Souleymane Jules Diop livre une longue réponse. L’ancien ministre et ambassadeur revendique son attachement à l’islam, assume la fermeté de ses propos et accuse certains de ses détracteurs de chercher à le discréditer.


Rédigé par leral.net le Mercredi 12 Août 2026 à 20:20 | | 0 commentaire(s)|

Souleymane Jules Diop ne compte pas retirer ses propos. Dans une nouvelle publication consacrée aux réactions suscitées par ses prises de position sur la laïcité et le financement du culte au Sénégal, il répond frontalement à ceux qui l’accusent d’imposture ou d’irrespect envers les autorités religieuses.

Intitulant sa mise au point « Accusateurs, lavez-vous ! », l’ancien responsable politique revient d’abord sur son parcours intellectuel. Il affirme participer au débat public sénégalais depuis l’âge de 20 ans et évoque l’influence de la philosophie, notamment à travers ses lectures de Socrate et de Nietzsche.

« Je n’ai jamais insulté personne »

Souleymane Jules Diop reconnaît que certains de ses propos ont pu être durs, mais réfute toute volonté d’insulte.

Selon lui, son intervention visait notamment à dénoncer des échanges d’invectives entre un guide religieux et un homme politique. Il estime que de telles confrontations ne sont pas souhaitables et assure que son objectif était précisément d'appeler à éviter ce type de situation.

Il affirme par ailleurs avoir « pour l’islam que respect » et dit éprouver de la déférence pour les guides religieux qu’il considère comme authentiques.

Il revendique son attachement à la religion

Pour répondre aux critiques concernant sa foi, l’ancien ministre revient longuement sur son parcours religieux.

Il explique avoir fréquenté l’école coranique dès l’âge de cinq ans et s’être engagé sur la voie de Serigne Touba à 15 ans, après avoir étudié ses écrits. Il cite également plusieurs figures religieuses auxquelles il affirme avoir été personnellement attaché.

« Dois-je même me justifier de ma foi ? », s’interroge-t-il, avant d’expliquer que ses principaux différends avec certains acteurs religieux sont intervenus sur le terrain politique, lorsqu’il estimait que des intérêts particuliers étaient placés au-dessus de ceux du peuple sénégalais.

Des accusations contre certains détracteurs

Dans la suite de son message, Souleymane Jules Diop hausse le ton contre deux personnes qu’il ne nomme pas directement.

Il reproche au premier des changements fréquents d’orientation politique et formule des critiques sur ses connaissances religieuses.

Concernant le second, il affirme avoir été sollicité à plusieurs reprises lorsqu’il exerçait des responsabilités publiques. Il évoque notamment une demande concernant la scolarisation de son fils, une demande d’exonération douanière liée à une importation de tomate en vrac ainsi qu’un dossier immobilier.

L’ancien ministre affirme avoir transmis certaines de ces demandes aux autorités compétentes, sans toutefois préciser les suites qui leur auraient été données.

Il prévient également que, si les attaques à son encontre se poursuivent, il pourrait révéler publiquement l’identité de la personne concernée ainsi que certains éléments sur ses activités.

« Je resterai fidèle à mon combat »

Souleymane Jules Diop défend également son parcours politique et administratif. Il rappelle avoir exercé des fonctions ministérielles et diplomatiques et estime que son expérience lui donne toute légitimité pour intervenir dans les débats portant sur la marche de l’État.

Il rejette les accusations visant à remettre en cause son intégrité et affirme n’avoir jamais vécu de rente ni cherché à tirer profit de ses engagements.

Dans une conclusion particulièrement ferme, il affirme ne pas vouloir céder face aux critiques.

« Je n’ai au-dessus de moi que Dieu. Il m’est témoin et il me suffit. »

L’ancien responsable réaffirme enfin son attachement à ses convictions politiques et à son engagement à gauche, rappelant ses débuts aux côtés d’Amath Dansokho.

Il assure que rien ne le détournera de ce qu’il présente comme son combat contre les « forces réactionnaires » qu’il accuse de compromettre la libération du Sénégal.