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Fêtes de fin d’année : la ruée vers Sandaga

En cette période de fêtes de fin d’année, les clients affluent vers Sandaga malgré l’ouverture de la foire Internationale de Dakar (FIDAK). Le grand marché de la capitale sénégalaise a toujours la côte même sans soldes. Sandaga est bel et bien dans le bain.


Rédigé par leral.net le Jeudi 20 Décembre 2018 à 17:54 | | 0 commentaire(s)|

En ce mardi 11 décembre, le soleil est au zénith mais ne dissipe pas le froid qui provoque quelques frissons. Il est midi passé. Nous sommes au cœur de la ville de Dakar où se trouve le mythique marché Sandaga, partie intégrante du patrimoine historique bâti. Noël se prépare dès maintenant. La chose la mieux partagée en cette période ce sont d’interminables marchandages çà et là entre clients et vendeur. Les seconds ne manquent pas d’imagination pour attirer les premiers. En la matière c’est le bruit des haut-parleurs qui impressionne. Des messages sont préenregistrés et vante les produits qui y sont vendus afin d’attirer des clients. Il y a une très grande affluence certes, mais il faut orienter le maximum de client vers soi.

Selon Samba Thiam, les prix ne sont pas tout à fait abordables mais la qualité est garantie. «Les clients exigent de la qualité, et nous en tenons bien compte. La haute gamme à son prix», explique ce vendeur de vêtement, debout devant sa boutique.

Non loin de la boutique de Samba, Balla Touré, spécialisé dans les vêtements pour femmes, tente d’alpaguer, avec plus ou moins de succès, les clientes. Sa straégtie de marketing ressemble à maints égards à ces jeunes qui tentent de drainer de potentiels clients vers les commerçants pour percevoir une commission. Et pourtant c’est bien un commerçant disposant d’une boutique en bonne et due forme.

La concurrence est rude. Comme Samba, chez Balla, c’est le même message pour séduire les clients. Il est axé sur la provenance des marchandises et leur rareté.

«Les vêtements de cette période sont d’une rareté extrême. Ils sont exceptionnels. Vous ne les trouveriez que durant les fêtes de fin d’année. Ils nous viennent principalement d’Italie et de la France. L’acquisition de ces marchandises nécessite beaucoup de dépenses alors qu’il nous faut réaliser des bénéfices

Fêtes de fin d’année : la ruée vers Sandaga
Installé à la rue « Ruku Disquette », Abdou Fall, vendeur de chaussures, semble tirer son épingle du jeu en vendant une bonne variété de pairs : Escarpins, talons hauts, talons carrés tout y est. «Les filles viennent acheter des sandales à talon qu’elles vont pouvoir combiner avec leurs robes», explique Abdou Fall. «Ces chaussures m’ont été sont fournies par des Libanais. Celles-ci sont plus chères que d’habitude parce que mes fournisseurs augmentent les prix en décembre », dit-il en nous exposant les sandales un par un. Tout compte fait, ce sont aux clients de juger, voire de jauger.

Venue acheter des robes, Ndeye Fatou, la trentaine, teint clair, se plaint de la cherté. «Une robe pour enfant à 6.000FCFA, c’est trop !», s’exclame-t-elle avant de poursuivre, frustrée. «En plus, il s’était permis de me proposer 12.000 Fcfa comme premier prix. C’est la hausse des prix comme chaque événement».

Ndoumbé, par contre, trouve les prix raisonnables. Elle a quitté Ouakam pour venir faire son approvisionnement à Sandaga. «Je suis venue acheter un jouet pour mon fils, m’acheter une robe et une paire de chaussures », nous confie-t-elle. Elle ajoute : «Ici, les produits sont tous neufs et j’y trouve de la qualité. Ailleurs, vous pouvez voir des marchandises vendues au rabais, mais ne sont pas neuves. Elles ont au moins durée un an en stock».

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