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Fin des révisions exceptionnelles des listes électorales sous tension

A moins d’une semaine de la fin des révisions exceptionnelles des listes électorales, la tension monte d’un cran au niveau de certaines commissions administratives. A Podor, des jeunes, accusant le maire sortant de s’adonner à des transferts illégaux d’électeurs, ont envahi la Préfecture. Pendant ce temps, à Dakar, le maire de Mermoz Sacré-Cœur, Barthélémy Dias, suspectant un responsable politique de l’Apr, de s’adonner à ces mêmes pratiques de transferts illégaux d’électeurs dans sa commune, avec la bénédiction du sous préfet de l’arrondissement de Grand-Dakar, a fait une descente musclée au niveau de la Commission administrative d’inscription, installée dans les locaux de la Sous-préfecture.


Rédigé par leral.net le Lundi 6 Septembre 2021 à 14:55 | | 0 commentaire(s)|

Fin des révisions exceptionnelles des listes électorales sous tension
Décidément, le processus de révision exceptionnelle des listes électorales en cours, n’a rien d’un long fleuve tranquille. Déjà pollué par la problématique de la délivrance des certificats de résidence, ce processus, lancé le 31 juillet dernier et devant prendre fin le 8 septembre prochain, est aujourd’hui miné par la lancinante question de transferts d’électeurs. Le samedi 4 septembre dernier, le pire a été évité de justesse au niveau de la Commission administrative d’inscription installée dans les locaux de la Sous-préfecture de Grand-Dakar.

En effet, suspectant le ministre Ndèye Saly Diop Dieng, de l’Alliance pour la République (Apr), de s’adonner à des transferts illégaux d’électeurs dans sa commune, avec la bénédiction du sous-préfet de cet arrondissement, le maire de Mermoz Sacré-Cœur, Barthélémy Dias, s’est dépêché, le samedi matin 4 septembre 2021, sur ces lieux, avec une forte délégation, composée des responsables de la nouvelle coalition de l’opposition. Sur place, Barthélémy Dias et ses hommes ont faillis en découdre avec les éléments de la Police de Grand Dakar, dont le Commissaire en civil qui voulaient l’empêcher de franchir le portail de la Sous-préfecture pour ne pas accéder à la salle où se déroulaient les opérations de révision des listes électorales. Une situation qui a provoqué quelques minutes de troubles, avant que le calme ne revienne.

S’exprimant devant les journalistes, à sa sortie de la salle, le candidat déclaré à la mairie de Dakar et poulain du leader de Taxawu Senegaal, Khalifa Sall, n’a pas ménagé le représentant de l’Etat. «Ce transfert d’électeurs a été cautionné par le sous-préfet de Grand-Dakar, qui n’est pas une autorité, mais un autorisé. Il s’est permis, aujourd’hui, d’exclure le représentant de notre coalition, comme dans une garderie d’enfants, en disant que c’est lui qui décide à titre personnel», a-t-il expliqué.

Avant d’insisté : «Je répète, je rappelle, je persiste et je signe qu’il n’y a aucune autorité déconcentrée de ce pays, soit-il un sous-préfet, un préfet ou un gouverneur, ils n’ont pas le droit de violer la loi. Nous sommes en République. Quiconque viole la loi, on lui montrera qu’il n’a pas le droit avec lui». Poursuivant son propos, l’ancien responsable exclu du Parti socialiste (Ps), en 2017, informe par ailleurs avoir fait constater, par voie d’huissier, et prendra en compte, dans le contentieux, cette situation.

Toutefois, il faut souligner que cette tension autour des opérations de révision des listes électorales, sur fond d’accusations de discrimination sur la délivrance des certificats de résidence ou encore de transferts d’électeurs, n’est pas seulement circonscrite dans l’arrondissement de Grand-Dakar.

La preuve, dans un article publié le même jour, le samedi 4 septembre dernier, nos confrères du site d’information «Dakaractu.com» relatent les faits d’accusation de transferts d’électeurs contre le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur et maire sortant de Podor, Madame Aïssata Tall Sall. Citant leurs sources, nos confrères informent que «dès vendredi 3 septembre soir, le maire sortant aurait convoyé des bus remplis de personnes venant de Dakar, pour les transférer à Podor. Irrités par cette situation, selon toujours ces témoins, plusieurs jeunes de la commune ont alors envahis les locaux de la Préfecture pour dénoncer cette situation».







Sud Quotidien



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