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Financement de la Grande muraille verte: La Bad met plus de 3 000 milliards FCfa

La Banque africaine de développement (Bad) s’est engagée hier, à mobiliser plus de 3 000 des plus 7 000 milliards de francs Cfa de pro­mes­ses de financement, sur 5 ans, pour la Grande muraille verte. L’objectif est de restaurer les paysages désertiques actuels de l’Afrique, en assurant la sécurité alimentaire, en créant des emplois et en incitant des millions d’Africains, du Sénégal à Djibouti, à rester dans la région du Sahel.


Rédigé par leral.net le Mardi 12 Janvier 2021 à 18:14 | | 0 commentaire(s)|

Financement de la Grande muraille verte: La Bad met plus de 3 000 milliards FCfa
La Grande muraille verte va être appuyée par la Banque africaine de développement (Bade). Cette dernière s’est engagée à mobiliser 6,5 milliards de dollars américains sur 5 ans. L’annonce a été faite lors d’un forum co-présidé par le Président français Emmanuel Macron et Son Altesse royale, le Prince de Galles. Ces ressources, renseigne un communiqué, permettront de mettre en œuvre une série de programmes de soutien à la Grande muraille verte, en s’appuyant sur des sources de financement internes et externes, entre autres, le Fonds des énergies durables pour l’Afrique (Sefa), le Fonds vert pour le climat (Fvc) et le Fonds pour l’environnement mondial (Fem).

L’objectif est de restaurer les paysages désertiques actuels de l’Afrique, en assurant la sécurité alimentaire, en créant des emplois et en incitant des millions d’Afri­cains, du Sénégal à Djibouti, à rester dans la région du Sahel. Le forum se tenait en marge du One planet summit. «Au moment où nous remontons la pente face au coronavirus et à ses répercussions sur notre monde, nous devons réajuster notre modèle de croissance. Nous devons prioriser la croissance qui protège l’environnement et la biodiversité, et cesser de privilégier celle qui compromet notre bien commun», a déclaré le président de la Bad, Akinwumi A. Adesina.

Il faut noter que le changement climatique est la cause de températures extrêmes, de précipitations fluctuantes et de la sécheresse au Sahel, une région où vivent 250 millions de personnes dans dix pays, dont les moyens de subsistance et les progrès durement acquis en matière de développement sont menacés. Le plan de la Grande muraille verte consiste à planter une mosaïque d’arbres, de prairies, de végétation et de plantes sur 8 000 km de long et 15 km de large à travers le Sahara et le Sahel pour restaurer les terres dégradées et aider les habitants de la région à produire une nourriture adéquate, à créer des emplois et à promouvoir la paix. «La Grande muraille verte est un mur qui vaut la peine d’être construit. Un mur qui rassemble les populations, et non un mur qui les sépare. Un mur qui met à l’abri, et non un mur qui isole. Un mur qui protège notre existence collective. Un mur pour l’environnement – un mur pour la planète», a plaidé Adesina.

D’après le document, le manque de financement constitue la principale contrainte du projet pour réaliser son objectif de créer dix millions d’emplois, séquestrer 250 millions de tonnes de carbone et restaurer 100 millions d’hectares de terres dégradées dans les onze pays de la région sahélo-saharienne. La banque a fait de la région du Sahel, une priorité absolue en matière d’investissement et de mobilisation de nouvelles sources de financement, pour faire progresser les opportunités climatiques de l’Afrique. C’est le cas du programme «Desert to power» destiné à créer la plus grande zone d’énergie solaire au monde. Le programme fournira de l’électricité à 250 millions de personnes, dans onze pays du Sahel et contribuera à protéger la Grande muraille verte.

Au cours des cinq prochaines années, «Desert to power» s’attellera à mobiliser jusqu’à deux milliards de dollars américains pour des projets ciblés dans le cadre de l’initiative de la Grande muraille verte.



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