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Ghana : un imam au cœur d’une controverse après un appel à la violence contre les critiques du prophète Mahomet

Rédigé par leral.net le Mardi 11 Août 2026 à 11:00 | | 0 commentaire(s)|

Au Ghana, les propos d’un religieux appelant à des violences contre toute personne qualifiant le prophète Mahomet de « faux prophète » suscitent une vive polémique. Après avoir présenté ses excuses, le prédicateur fait l’objet de condamnations au sein même de la communauté musulmane.


Une vive controverse secoue la communauté religieuse au Ghana après des propos attribués à Masud Abdullahi, cheikh d’une mosquée située à Ntensere, dans la région d’Ashanti.

Dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, le religieux aurait appelé ses fidèles à s’en prendre violemment à toute personne qui qualifierait le prophète Mahomet de « faux prophète ».

Selon les propos rapportés, il aurait même présenté une telle violence comme ne constituant pas un crime et comme pouvant conduire au paradis.

Le religieux présente ses excuses

Face à l’ampleur de la polémique provoquée par la diffusion de la vidéo et aux nombreuses réactions de désapprobation, Masud Abdullahi a finalement présenté ses excuses.

Le religieux aurait expliqué que ses déclarations avaient été prononcées sous le coup de la colère.

Cette tentative d’apaisement n’a toutefois pas suffi à mettre fin à la controverse.

Une condamnation ferme du Grand imam national

Le porte-parole du Grand imam national du Ghana, Cheikh Aremeyaw Shaibu, a fermement condamné les propos tenus par le religieux.

Il les a qualifiés de « profondément inquiétants », estimant qu’ils constituent une menace pour la sécurité et l’harmonie nationales dans un pays réputé pour son climat de coexistence pacifique.

Selon lui, les excuses présentées par le prédicateur ne suffisent pas, notamment parce que certaines personnes pourraient déjà avoir été influencées par ses déclarations.

Une possible intervention de la police

Cheikh Aremeyaw Shaibu a également appelé les autorités à prendre la situation au sérieux.

Il estime notamment que l’inspecteur général de la police devrait convoquer le religieux afin qu’il s’explique sur ses propos, qu’il considère comme contraires aux enseignements du Coran.

L’affaire relance ainsi le débat au Ghana sur la responsabilité des responsables religieux dans leurs prises de parole publiques et sur la nécessité de préserver la paix et la cohésion sociale face aux discours susceptibles d’encourager la violence.