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Grossesses en milieu scolaire : la solution par la sensibilisation

Le groupe pour l’Etude et l’Enseignement de la Population (geep) a organisé avant-hier un atelier de renforcement de capacités des Leaders Animateurs (Lea) et des Professeurs relais Techniques (Prt) sur la prévention des grossesses précoces. il est attendu de cette rencontre des recommandations fortes permettant de prévenir les grossesses qui gangrènent le milieu scolaire.


Rédigé par leral.net le Dimanche 27 Juin 2021 à 09:45 | | 0 commentaire(s)|

Grossesses en milieu scolaire : la solution par la sensibilisation
Les adolescents s’adonnent très tôt aux activités sexuelles sans avoir l’expérience pour faire face aux conséquences qui peuvent en découler. Résultats : les grossesses précoces sont devenues monnaie courante dans le milieu scolaire au point d’inquiéter sérieusement les acteurs de l’éducation.

Chargé de programme au Groupe pour l’Etude et l’Enseignement de la Population (Geep) et coordonnateur du réseau national des clubs à l’Education à la Vie Familiale (Evf), Mademba Ndoye indique que depuis 2014, ils font des études sur les grossesses précoces en milieu scolaire et constatent que d’année en année, les cas se multiplient.

«Depuis cette année, nous avons mis en place une stratégie zéro grossesse à l’école pour voir comment lutter contre ce phénomène en mettant en place une stratégie qui concourt à faire reculer les grossesses précoces à défaut de les éradiquer totalement», affirme-t-il. C’est dans ce cadre qu’ils ont réuni 10 établissements de Fass-Gueule Tapée-Colobane, des Leaders élèves animateurs (Lea) et des Professeurs relais techniques (Prt) pour les former sur la réaction à adopter contre les violences en milieu scolaire.

«Nous avons constaté que chaque fois qu’un ou qu’une élève est victime de violence, que cela soit le harcèlement sexuel, les grossesses précoces, une mutilation génitale ou autre, généralement la famille ou les parents négocient avec l’auteur pour que ce dernier ne soit pas sanctionné», déplore-t-il.

Le plus gros problème, souligne-t-il, c’est l’élève qui va traîner une grossesse pendant 9 mois, pourrait subir un accouchement risqué et avoir un avenir bouché.

«C’est vrai que l’école a mis en place une organisation qui permet à l’élève victime de grossesse de revenir après l’accouchement ; mais très souvent, elle ne revient pas, parce que l’accompagnement psychologique ou familial pour que cet élève puisse revenir n’est pas là», regrette-t-il.

Massamba Ndoye ajoute qu’ils ont décidé de « capaciter » les élèves pour qu’elles comprennent les risques et éviter ces situations.
«Pour prévenir les grossesses précoces, il faut que les enfants soient éduqués d’abord à la maison », affirme-t-il.
L’As



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