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Guinée-Bissau : Cités dans une affaire de trafic de drogue, après l’ex ministre de l’Intérieur, le Procureur général Bacari Biai limogé


Rédigé par leral.net le Vendredi 25 Novembre 2022 à 15:19 | | 0 commentaire(s)|

Guinée-Bissau : Cités dans une affaire de trafic de drogue, après l’ex ministre de l’Intérieur, le Procureur général Bacari Biai limogé
C’est la grande purge dans l’entourage du « général » de Bissau depuis que la DEA américaine a commencé à s’intéresser dans ce petit pays d’Afrique de l’Ouest.

Après le scandale sur le déchargement d’une cargaison de 10 tonnes de cocaïne à quelques encablures du port de Bissau, dont 600 kilos ont été offerts à de hautes personnalités à Bissau, les têtes continuent de tomber à Bissau. Pour faire taire toutes les rumeurs sur cette affaire, Umaru Embalò nettoie les écuries d’augias autour de lui. Le remplacement du tout-puissant ministre de l’intérieur Botché Candé actée, c’est au tour du Procureur général Bacari Biai de passer à la trappe. Il est remplacé par Edmundo Gomes.

Le « général » Umaru Embalò ne compte être le spectateur d’un déballage qui risquerait de l’atteindre surtout, avec la plainte annoncée du Procureur général Bacari Biai contre le Directeur de la Police Judiciaire, Domingos Monteiro Correia. Selon le très sérieux journal portugais, l’Expresso, le trafic de cocaïne en Guinée-Bissau implique le ministre de la police, Botche Candé et le chef du ministère public, Bacari Biai et ce dernier a échappé de justesse à une arrestation, qui a contraint le directeur de la PJ à s’absenter du pays depuis plusieurs jours.

Ce jour-là, le commandant adjoint du Département de l’information policière et des enquêtes criminelles du ministère de l’Intérieur, a annoncé publiquement la saisie de 86 kilos de cocaïne. Fait bizarre, personne n’a été arrêté, même si les informations faisaient état d’une quantité de130 kilos de cocaïne contenus dans deux véhicules. Mais, seuls 86 kilos ont été saisis, d’où les interrogations du Directeur de la Police Judiciaire Domingos Monteiro Correia qui a élargi les investigations.

De fil en aiguille, la Police Judiciaire découvrira qu’une importante quantité de cocaïne était entre les mains de plusieurs autorités qui l’ont planqué dans plusieurs sites dans la capitale. Et que la drogue a été acheminée depuis les Îles Bijagos par un groupe de soldats. La drogue avait été déchargée le 4 septembre à Quinhamel, sur la côte qui fait face aux îles Bijagós, à moins de 30 kilomètres de Bissau, et était acheminée en voiture vers l’est du pays. Mais le transfert a échoué sur la route de l’aéroport Osvaldo Vieira, là où les trafiquants ont été surpris par la Garde nationale.

Après avoir limogé Bacari Biai, le Procureur général qui menaçait le Directeur de la Police Judiciaire Domingos Monteiro CORREIA, Umaro Sissoco Embaló, a invité à taire la culture de la haine, qui doit être laissée de côté. Le nouveau procureur général s’est engagé à être impartial.

Umaro Sissoco Embaló, qui a limogé le Procureur général Bacari Biai ce mercredi 23 novembre, a demandé à son successeur Edmundo Mendes, d’éviter de régler des comptes dans les institutions. Ce dernier a promis d’agir sur la base de l’objectivité, de l’exemption et impartialité.

Dans une mise en garde à l’endroit du nouveau Procureur général, le « général » de Bissau dira à l’assistance, « dites au nouveau procureur général, que s’il peut remarquer que ma présidence n’est pas une présidence de règlements de comptes, de guerres, je suis un pacifiste à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Je ne suis pas dans une dynamique de confrontation ni de jugement », a noté Sissoco Embalo.

Dans l’acte d’entrée en fonction d’Edmundo Mendes, qui a remplacé Bacari Biai dans ses fonctions, le « général » de Bissau a demandé au nouveau PGR, de se comporter en homme d’État. Après avoir serré la main entre Bacari Biai et Edmundo Mendes, Umaru Embalò a promis d’être “très attentif” à la performance du nouveau PGR, en tant que garant de la légalité et avocat de l’Etat, a-t-il dit.

« Je pense qu’il faut laisser de côté la culture de la haine et qu’il faut sortir les règlements de compte des institutions », a défendu Umaro Embaló, soulignant le fait que lui-même et Edmundo Mendes sont “jeunes”...»

Edmundo Mendes, qui a été procureur général de la République entre 2011 et 2012, a également été directeur national de la Police judiciaire, ministre de l’Intérieur et, est actuellement professeur à la faculté de droit de Bissau, a promis “de travailler dans la normalité, dans la légalité, pour la défense de la démocratie”.




Cheikh Saadbou DIARRA https://atlanticactu.com/

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