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Henri Camara : "Bizarre que le palmarès du Sénégal reste jusque-là vierge"


Rédigé par leral.net le Lundi 27 Août 2018 à 14:54 | | 0 commentaire(s)|

Henri Camara : "Bizarre que le palmarès du Sénégal reste jusque-là vierge"
L’ancien attaquant des Lions Henri Camara qui a joué cinq phases finales de Coupe d’Afrique des nations (CAN), juge ’’bizarre’’ le fait que le Sénégal, en dépit de la qualité de ses générations de footballeurs, tarde encore à inscrire son nom au palmarès de la compétition continentale.

"C’est bizarre quand même, de grands footballeurs passent. Mais, notre palmarès reste désespérément vide, c’est un véritable souci", a regretté l’ancien attaquant des Lions, dont sa première participation à une CAN remonte à l’édition 2000, jouée au Nigeria.


Le Sénégal a pourtant "eu tellement de bons joueurs", de la génération de Caire 1986 avec les Jules Bocandé à celle de 2012, en passant par les Lions de 2002 qui ont permis au Sénégal d’atteindre les quarts de finale du Mondial pour une première participation sénégalaise à cette compétition.

Après un tel résultat, tous les observateurs, rappelle-t-il, voyaient cette génération être sacrée’’ dans d'autres et suivantes compétitions continentales.

Déjà, lors de la CAN de la même année, jouée quelques mois plutôt au Mali, "nous y étions presque. Mais, ça n’a pas voulu sourire’’ lors de la finale perdue face au Cameroun, s’est souvenu le ’’lapin flingueur’’, surnom qu’il doit à la presse sénégalaise.

Au final, reconnaît-il, rien n’a marché comme on le souhaitait. Il estime que l’esprit d’équipe qui prévalait en 2002 a laissé place à "une concurrence exacerbée et malsaine".

"Nous n’avions plus d’équipe, mais que des sélections après le Mondial de 2002", a-t-il retenu, affirmant que les pensionnaires de la Tanière de cette année-là, n’étaient "pas forcément amis". Mais, ils  acceptaient de faire des sacrifices les uns pour les autres.

"Après 2002, c’était plutôt du genre : + ôte-toi que je m’y mette+", a déploré Henri Camara, avant de souhaiter que la génération Sadio Mané puisse combler le déficit du Sénégal en termes de titres.

Il note que désormais, "tout le monde a compris que la CAN ne se gagne pas par le talent des joueurs seulement’’, donnant en exemple la Côte d’Ivoire en 2015 et le Cameroun en 2017.

"Certainement qu’une génération moyenne au plan du talent, mais tirant dans le même sens pourrait nous amener le trophée continental", a dit celui, dont les "meilleurs souvenirs" de CAN datent de sa première participation à cette compétition en 2000.

"J’y ai marqué mon premier but pour mon premier match (contre le Burkina Faso battu 3-1) et je ne vais pas oublier le quart de finale (1-2 après prolongations) contre le Nigeria à Surulere", a-t-il rappelé.

APS



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