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Ibrahima Kane, Dg Global Environnement: “Ceci n’est pas nouveau en Afrique, c’est du poison versé…”

Suite à la propagation d’une maladie mystérieuse qui touche la plupart des pêcheurs de Thiaroye-Sur-Mer, Joal, Mbour entre autres localités, l’environnementaliste Ibrahima Kane est monté au créneau. Selon ce spécialiste de l’écologie marine, ce sont les mêmes symptômes que l’on retrouve, il y a 13 ans en Côte d’Ivoire, où cela était dû à un déversement de produits toxiques d’un bateau dénommé Probo Koala.


Rédigé par leral.net le Vendredi 20 Novembre 2020 à 05:00 | | 0 commentaire(s)|

L’eau de mer proprement dite ne peut être un vecteur de maladie. Si elle contamine, c’est parce qu’il y a un élément étranger qui s’y est greffé. A mon humble avis et par expérience, cela peut-être un produit toxique, qu’on a versé dans l’eau de mer, ce qui est du poison. Ce poison contamine autant l’homme que les espèces animales et végétales qui vivent dans les océans. D’ailleurs, ce phénomène n’est pas nouveau en Afrique”, annonce le Directeur de Global Environnement, Ibrahima Kane.


L'Afrique, un continent poubelle selon les Européens

Selon l’environnementaliste, les pays étrangers pensent que “l’Afrique est un continent poubelle. Dans leurs pays, il y a des déchets toxiques interdits et naturellement, ils prennent langue avec nos gouvernants, d’autant qu’ils savent que nous sommes pauvres, les rémunèrent et déversent ces produits dans nos eaux de mer”.

Un fait identique en Côte d’Ivoire en 2007

Cela n’est pas nouveau, car les mêmes faits ont eu lieu en Côte d’Ivoire, avec un bateau dénommé Probo Koala et il y a avait un ministre que les Sénégalais connaissent bien, Adama Bigtogo, accusé de ces faits. C’est pourquoi à l’époque, le président Alasane Ouattara l’avait limogé de son gouvernement. Espérons que cela ne soit pas le cas, mais j’ai cette conviction, car je maîtrise le domaine maritime”, dit-il avec fermeté.

Conseils

Le Directeur de Global Environnement de la biodiversité et de l’écologie marine conseille aux Sénégalais et à l’Etat, de ne “plus toucher et de ne plus consommer tout ce qui vient de cette zone où la maladie a été déclarée. On doit prendre des mesures fortes là-dessus, car c’est un problème de santé publique“.



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