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Recensement des Daaras : des enquêteurs du centre du pays réclament le paiement de leurs honoraires

Les enquêteurs mobilisés dans les régions de Kaolack, Kaffrine et Diourbel dans le cadre du recensement national des Daaras dénoncent le non-paiement de leurs honoraires, plusieurs semaines après la fin de leur mission. Engagés par un cabinet privé chargé de l’exécution de cette opération d’intérêt public, ces agents de terrain affirment avoir respecté l’ensemble de leurs obligations contractuelles sans, à ce jour, recevoir la rémunération convenue.


Rédigé par leral.net le Dimanche 4 Janvier 2026 à 16:36 | | 0 commentaire(s)|

Sur le terrain, les enquêteurs expliquent avoir travaillé dans des conditions parfois éprouvantes. Initialement, les frais de transport et de restauration devaient être pris en charge par la structure recruteuse. Toutefois, des retards répétés dans le versement des avances ont contraint plusieurs agents à mobiliser leurs propres moyens financiers, notamment lors des derniers jours de la collecte. Certains ont parcouru de longues distances dans des zones éloignées, assumant seuls les charges nécessaires à la bonne exécution de leur mission.

Malgré ces difficultés, les enquêteurs assurent avoir mené à terme le travail qui leur était confié. Les données ont été collectées et transmises dans les délais requis, conformément aux instructions reçues, et le matériel mis à disposition a été intégralement restitué aux superviseurs dès la fin des opérations. Un engagement professionnel qu’ils estiment aujourd’hui insuffisamment reconnu.

Selon les éléments contractuels évoqués par les concernés, le paiement des honoraires devait intervenir trois semaines après la fin effective des opérations de terrain, calculée à partir du dernier jour de collecte dans les régions concernées. Cette échéance serait désormais dépassée, sans qu’aucune communication officielle ne leur ait été adressée pour justifier ce retard ou annoncer un calendrier de règlement. Le montant dû, évalué à 292 000 francs CFA par enquêteur, reste impayé à ce stade.

Face à cette situation, un collectif d’enquêteurs, notamment dans la région de Kaolack, a décidé d’engager des démarches auprès des autorités compétentes. Des plaintes ont été déposées auprès de la Division des Investigations Criminelles, du juge civil et du tribunal du commerce, dans l’objectif d’obtenir le paiement des sommes dues et, le cas échéant, une réparation du préjudice subi.

Parallèlement aux procédures judiciaires, plusieurs acteurs de la presse et chroniqueurs ont commencé à relayer l’information afin de porter cette situation à la connaissance de l’opinion publique et d’alerter les ministères impliqués dans cette opération nationale. Les enquêteurs soulignent qu’ils ne réclament aucun privilège, mais simplement le respect de leurs droits en tant que prestataires ayant contribué à une mission d’intérêt public.

Cette affaire met en lumière les difficultés rencontrées par de nombreux travailleurs temporaires engagés dans des projets publics, ainsi que la nécessité d’un meilleur encadrement des relations contractuelles et d’une plus grande transparence dans la gestion des missions de terrains.

Déterminés, les enquêteurs assurent rester mobilisés jusqu’à l’aboutissement de leurs démarches.

Birame Khary Ndaw

Ousseynou Wade