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Impactés par la crise sanitaire : Près de 5000 guides touristiques à bout de souffle

L’Association nationale des guides touristiques du Sénégal (ANGTS) souhaite que ses membres puissent davantage être pris en compte par le Crédit hôtelier pour le financement de leurs projets, dans le cadre des stratégies de relance du tourisme. C’est ce qu’a déclaré son président jeudi dernier à Mbour. Mody Wellé invite l’Etat à rendre possible dès novembre prochain l’arrivée de touristes par la réouverture des frontières, aériennes notamment.


Rédigé par leral.net le Mercredi 11 Août 2021 à 09:37 | | 0 commentaire(s)|

Impactés par la crise sanitaire : Près de 5000 guides touristiques à bout de souffle
En effet, explique-t-il, avec cette pandémie de Covid -19, les guides touristiques, qui sont près de 5000 et dont les activités sont à l’arrêt depuis 16 mois déjà, sont « quasiment morts ».

L’ANGTS faisait face à la presse pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur le triste sort de ses membres fortement impactés par la crise sanitaire.
Le guide touristique, premier contact du touriste étranger (dès l’accueil à l’aéroport) et dernier contact avec ce même touriste (accompagnement pour le vol retour), est un maillon essentiel de la chaîne de valeur du tourisme.

Ces professionnels estimés entre 4000 et 5000 dans notre pays vivaient relativement bien depuis les premières heures de l’industrie touristique nationale, au milieu des années 1970. Mais voilà que depuis mars 2020, avec l’apparition du premier cas de Covid -19 au Sénégal, cette stabilité et ce prestige ont commencé à fondre comme beurre au soleil.

En effet, avec l’apparition en mars 2020 du premier cas de Covid -19 dans notre pays et les mesures restrictives prises par les autorités dans le cadre de la riposte sanitaire, non seulement les établissements hôteliers mais encore les frontières nationales ont été fermés. Cette situation, qui a retenu les touristes dans leurs pays, a créé un chômage forcé chez plusieurs centaines de travailleurs qui continuent depuis lors de broyer du noir. Face à cette situation, l’Association nationale des guides touristiques du Sénégal (Angts), structure faîtière, a choisi Mbour, capitale du tourisme national, pour sonner l’alerte.

A en croire le président de l’Angts, des guides touristiques se sont organisés en groupements d’intérêt économique (GIE), et d’autres en associations pour obtenir des financements pour leurs activités, mais ils n’ont pas toujours reçu de réponse. « Nous demandons aux autorités de se pencher sur notre sort », a déclaré Mody Wellé, qui s’exprimait jeudi au cours d’une conférence de presse, insistant sur les impacts de la crise sanitaire sur le secteur du tourisme.

Selon lui, d’autres guides touristiques ont, à titre personnel, sollicité « des prêts de survie » dans le cadre du crédit hôtelier et touristique mis en place par le gouvernement pour accompagner les acteurs dans la relance du tourisme dans un contexte de crise sanitaire liée à la Covid-19.

L’analyse de cette situation a amené les pouvoirs publics à créer un Fonds de résilience doté de 15 milliards de francs CFA au titre du crédit hôtelier et touristique, sans compter l’enveloppe de 50 milliards de francs CFA dégagée par les autorités pour aider à la relance du tourisme.

La réouverture des frontières exigée

Dans ce cadre, chaque guide touristique a bénéficié d’un prêt de 500 mille francs CFA, a souligné M. Wellé. Mais cet appui s’est révélé insuffisante au fil de la crise qui perdure, les bénéficiaires étant déjà tenaillés par leurs différentes obligations notamment celles familiales.

« Nous ne demandons pas de l’aide ni de la charité », a martelé Mody Wellé qui estime que vu ce contexte très difficile pour ses collègues, l’Etat serait très inspiré d’accorder à chaque guide touristique une somme de 2 millions de Frs CFA. Au nom des membres de l’association qu’il dirige, M. Wellé a par ailleurs demandé la réouverture des frontières, en perspective de l’ouverture de la saison touristique prévue traditionnellement en novembre au Sénégal.

« D’autres secteurs tels que les transports, les restaurants et autres services ont repris leurs activités, même si c’est partiellement pour certains, alors que ce n’est pas encore le cas pour le tourisme, parce que, pour venir au Sénégal, il faut encore avoir un motif impérieux » a-t-il expliqué pour s’en désoler.

« Au début, on exigeait un contrat de travail, ensuite les personnes disposant de maisons au Sénégal peuvent être autorisées à entrer sur le territoire sénégalais Si vous ne disposez pas de maison dans ce pays, si vous n’êtes pas d’origine sénégalaise, vous n’êtes pas admis dans notre pays, même si vous présentez un certificat de vaccination et un passeport sanitaire », a regretté le président de l’Angts.

« Partout dans le monde, les gens commencent à se faire vacciner, donc le passeport sanitaire commence à exister partout, ce qui veut dire que ceux qui sont vaccinés et qui disposent d’un test négatif doivent pouvoir être admis au Sénégal » ajoute Mody Wellé.
« Nous espérons qu’en novembre, les touristes qui voudront visiter le Sénégal pourront le faire » a-t-il souhaité.

Le président de l’Association nationale des guides touristiques du Sénégal espère que ce plaidoyer ne tombera pas dans les oreilles d’un sourd. « Cela poussera peut-être les autorités à nous venir en aide car les guides touristiques sont quasiment morts », a-t-il dit en conclusion.
Le Témoin



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