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Industrie pharmaceutique du Sénégal: Une phase d’urgence de 30 milliards et des réformes pour une bonne relance

Dans le cadre du plan de relance de l’industrie pharmaceutique au Sénégal, plusieurs propositions ont été émises lors d’un atelier intensif de structuration organisé par le Bureau opérationnel de suivi du Plan Sénégal émergent (Bos/Pse). Ainsi, une phase d’urgence de 30 milliards de FCfa et des réformes ont été préconisées pour démarrer ce plan de relance.


Rédigé par leral.net le Dimanche 10 Octobre 2021 à 18:35 | | 0 commentaire(s)|

Les ambitions sont claires ! Faire en sorte d’avoir une industrie pharmaceutique au Sénégal capable d’assurer une production locale de 50 % des médicaments au Sénégal. Pour ce faire, le Bureau opérationnel de suivi du Plan Sénégal émergent (Bos/Pse) a initié, depuis trois semaines, un atelier intensif de structuration du plan de relance de l’industrie pharmaceutique au Sénégal dénommé « Lab ». Plusieurs groupes de réflexion ont été créés pour donner des pistes de solutions, lesquelles ont été présentées, hier vendredi, lors d’une rencontre de partage des résultats à mi-parcours.

D’après « Le Soleil », il en ressort que 95,6 milliards de FCfa de financements publics et 210,7 milliards de FCfa d’engagement du secteur privé sont nécessaires pour atteindre cet objectif clairement identifié de 50 % de production locale à l’horizon 2035. Deux groupes de réflexion, portés respectivement sur la Recherche et Développement, la production et la distribution, ainsi que sur les réformes à entreprendre, ont mis l’accent sur un plan d’urgence à mettre d’ici trois ans afin de mettre en place une certaine structuration.

El Ousseynou Kane, Directeur général Bureau opérationnel de suivi du Plan Sénégal émergent (Bos/Pse), a appelé à poursuivre les réflexions et à donner des propositions avec des arbitrages qui « se feront au niveau stratégique et politique ». Avec une phase d’urgence de 30 milliards de FCfa, ce plan de relance de l’industrie pharmaceutique au Sénégal comporte aussi plusieurs réformes comme celle de l’ouverture du capital des industries pharmaceutiques à des non pharmaciens. Une réforme qui a été même salué par El Ousseynou Kane, Directeur général du Bos/Pse.

« La plupart des projets qui seront incubés ici seront des projets industriels. Donc, le Ministère de l’Industrie est concerné. Toute industrie naissante est un nouveau bébé. Cette industrie naissante ne peut être viable que si elle est soutenue par des réformes. Les lignes directrices de la nouvelle politique industrielle sont sous-tendues par des réformes », a expliqué Amadou Baye Racine Ndiaye, Secrétaire général du Ministère du Développement industriel et des Petites et Moyennes industries.

Il a aussi demandé aux acteurs de ce plan de relance de garder à l’esprit les conclusions qui ont été arrêtés ailleurs, notamment la stratégie nationale du développement de l’industrie pharmaceutique déroulée par le Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération. « L’axe 3 de la nouvelle politique industrielle a été fortement inspirée par les conclusions de ce plan. Si nous voulons arriver à des résultats probants, il faut que nous gardions à l’esprit ce que nous faisons ici et les orientations arrêtées ailleurs. Donc, il faut une coordination entre les parties prenantes, les Ministères l’Économie, du Plan et de la Coopération, de la Santé et de l’Action sociale, du Développement industriel et des Petites et Moyennes industries », a-t-il ajouté.

Partenaire technique de ce plan de relance, Régine Debrabandere, Représentante-résidente d’Enabel (Coopération Belge) au Sénégal, s’est félicité de toutes les propositions émises depuis le début de cet atelier intensif de structuration.

Le projet de relance de l’industrie pharmaceutique a pour objet de garantir la souveraineté en réduisant la dépendance aux importations de produits pharmaceutiques au Sénégal à travers l’accélération de la production et de la distribution locale de médicaments et de consommables. Pour la bonne marche de ce projet, le Bos/Pse a adopté un processus dénommé le « Lab », un cadre de concertation et de structuration technique et financière de projets complexes de type Partenariats public-privé (Ppp), ainsi qu’une plateforme de production des livrables permettant de passer à la phase de mise en œuvre du projet.





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