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Industries Chimiques du Sénégal: Niet catégorique de l’État, INDORAMA devra verser sa redevance impayée de 200 milliards FCfa, avant fin septembre 2024.

Révélée en exclusivité le 2 mai 2024 par "Confidentiel Afrique", la visite expresse fin avril dernier, dans la capitale sénégalaise, du PDG du conglomérat indo-singapourien INDORAMA, repreneur majoritaire des Industries Chimiques du Sénégal, Sri Prakash Lohia, pour rencontrer les nouvelles autorités, s’est révélée infructueuse. La pilule amère dans la gorge, PRAKASH LOHIA rentré bredouille, devra passer à la caisse avant fin septembre 2024, en vue de l’acquittement de la redevance minière des ICS, restée impayée depuis 2022 et estimée à 200 milliards FCfa. Détails exclusifs.


Rédigé par leral.net le Mercredi 5 Juin 2024 à 10:45 | | 0 commentaire(s)|

Industries Chimiques du Sénégal: Niet catégorique de l’État, INDORAMA devra verser sa redevance impayée de 200 milliards FCfa, avant fin septembre 2024.
Restructurée en 2014 au profit du groupe INDORAMA, l’entreprise ICS (Industries Chimiques du Sénégal) est détenue à plus de 80% par les Indiens, qui y règnent en maîtres absolus, avec bien entendu, la complicité de leur homme lige en la personne du Directeur général, M. Alassane Diallo, la redevance minière estimée à 200 milliards FCfa n’a pas été toujours libérée par l’entreprise, malgré les injonctions de la part des nouvelles autorités.

Le voyage éclair fin avril dans la capitale sénégalaise du PDG du conglomérat indo-singapourien, Prakash Lohia, révélé en exclusivité par "Confidentiel Afrique", n’a pas fait bouger les lignes. L’affaire agace au plus haut sommet de l’État. Selon des informations exclusives obtenues par "Confidentiel Afrique", les tentatives du PDG du groupe INDORAMA, repreneur majoritaire des ICS (Industries Chimiques du Sénégal) depuis 2014, de se rapprocher des nouvelles autorités sénégalaises, se sont révélées infructueuses. Le magnat Prakash Lohia s’est vu opposer un niet catégorique du côté de la Présidence et de la Primature, glisse une source à "Confidentiel Afrique". Pas en tout cas, pour l’instant, jusqu’en fin mai, les parapheurs ICS sont gérés avec beaucoup de poigne.



A quoi joue le Directeur Général des industries chimiques du Sénégal (ICS), Alassane Diallo ? Au lieu d’apurer la redevance minière vis-vis de l’État, qui s’élève à 200 milliards FCfa et la taxe superficiaire d’un montant de 305 millions, il se livre à un bras de fer aux bulles phosphoriques,avec les populations riveraines. Selon des informations exclusives obtenues par "Confidentiel Afrique", le voyage express du PDG d’INDORAMA, Prakash Lohia, fin avril 2024, dans la capitale sénégalaise, n’a pas été concluant. Le Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, bien informés du délitement très avancé des ICS (Industries Chimiques du Sénégal), ont pris l’option formelle de ne pas recevoir le PDG, Prakash Lohia, jusqu’à ce que l’entreprise s’acquitte aussi bien de sa redevance minière que la taxe superficiaire d’un coût global de 200 milliards 305 millions FCfa.

Selon des informations de "Confidentiel Afrique", « ce dossier » est pris très au sérieux par le palais Roume et du côté de la Primature. Un mémo exhaustif de plusieurs pages sur la situation délétère, aux allures- d’un plan de sortie de crise et de reprise en main rapide de l’actionnariat stratégique par l’État des ICS-, est en ce moment sur la table du Premier ministre, Ousmane Sonko. Selon nos informations, le PDG Prakash Lohia a cherché en vain, à rencontrer le Président Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, après avoir mis à contribution plusieurs émissaires.

Rentré bredouille au siège du conglomérat INDORAMA sis en Thaïlande et en Indonésie, le PDG Prakash Lohia, dos au mur, devrait proposer les jours à venir, un paiement échéancier, en vue de solder la dette des ICS, avant début octobre 2024, auprès des régies financières de l’État. Une grosse patate chaude dans les mains du groupe INDORAMA, qui évite à tout prix, un conflit ouvert avec les tenants actuels du pouvoir. Selon des informations de "Confidentiel Afrique", les autorités entendent ne pas fléchir et la date butoir du 30 septembre prochain semble maintenue pour recouvrer la totalité du chéquier des ICS, devant apurer la redevance minière et la taxe superficiaire. Fini le jeu de yo-yo.

Le DG Alassane Diallo dribble les Indiens et joue les prolongations pour se maintenir

Promu Directeur général en 2005, après avoir occupé, pendant plus de dix ans, le poste de secrétaire général à la Compagnie sénégalaise des phosphates de Taïba et des ICS, dans le cadre de la fusion-absorption entre les deux établissements, l’homme semble être bien placé pour comprendre tout ce qui est susceptible de contrarier la bonne marche de l’entreprise. Mais hélas ! A l’opposé de ses prédécesseurs, dont Feu Pierre Babacar Kama et Djibril Ngom, Alassane Diallo a opté pour la prééminence des intérêts D’INDORAMA sur ceux du Sénégal. Les travailleurs, rappellent d’ailleurs qu’il leur a annoncé la couleur lors d’une prise de contact avec les délégués et représentants syndicaux du personnel. Il leur a dit dans le blanc des yeux, à cette occasion, qu’il exécuterait toute décision prise par INDORAMA.

En effet, cette volonté de servir les Indiens de manière zélée, a créé des contentieux aussi bien avec les travailleurs qu’avec les populations riveraines des installations minières et chimiques dans le département de Tivaouane. Naguère, c’est sous l’autorité du gouverneur de la région de Thiès que le directeur général des ICS et ses chefs indiens ont pu signer, respectivement avec les travailleurs et les populations, des accords d’établissement et de stabilité sociale. Lesdits accords ont contraint INDORAMA au paiement d’environ sept milliards FCfa, dont trois pour satisfaire les revendications syndicales des travailleurs.

Après cette opération financière, on pensait que l’entreprise restaurerait les bonnes relations environnementales.

Malheureusement, c’était compter sans les habitudes du « troubadour » Directeur général, qui frappé par l’âge de la retraite, n’a pas su tirer objectivement, les enseignements idoines des situations conflictuelles avec les populations riveraines. Irritées par tant de désinvolture, les populations qui crient leur ras-le-bol, ont paralysé, depuis le 24 mai 2024, la marche de l’entreprise. Leurs représentants disent ne pas comprendre que le Directeur général des ICS-INDORAMA oppose une fin de non-revoir à leurs revendications, pour une revalorisation des barèmes d’impenses, dans le cadre de l’exploitation de nouveaux panneaux phosphatiers dans le département de Tivaouane.

Ainsi, les forages et la voie ferrée des ICS ont accusé la colère des riverains, qui exigent d’être entendus plutôt que d’être menacés pour faire valoir exclusivement les intérêts d’INDORAMA. Pris dans cette tourmente et tombé dans son propre piège, le Directeur général de l’entreprise sollicite la solidarité des travailleurs, à travers une note de service dont "Confidentiel Afrique" a pu obtenir copie. Lesquels travailleurs du reste rient sous cape car, leur directeur feint d’ignorer leur appartenance au terroir pour certains et d’autres, qui ont choisi de s’implanter définitivement, après des années de service qui ont favorisé un commerce agréable dans les localités riveraines des ICS.

Un DG adjoint nommé, Mama Sougoufara, de la poudre aux yeux…

Consécutivement à l’arrivée, au pas de charge du PDG D’INDORAMA, en visite dans la capitale sénégalaise, fin avril dernier, il a été décidé de nommer un adjoint auprès de M. Alassane Diallo, dont les déboires commencent sans doute à inquiéter les Indiens. Cependant, la procédure mise en branle pour parer au délitement du management, ressemble aux mêmes procédés de nomination d’Alassane Diallo en 2005, pour remplacer M. Ousmane Ndiaye.

Des sources crédibles parvenues à "Confidentiel Afrique", renseignent que les Indiens ne vont pas tarder à officialiser la nomination de Monsieur Mama Sougoufara aux fonctions de Directeur général, en remplacement de Alassane Diallo, maintenu pour justes « services rendus » depuis 2019, date de sa retraite, aux firmes nébuleuses IFFCO et INDORAMA.

« Il est donc fort possible que Mama Sougoufara remplace Alassane DIALLO au terme d’une immersion de trois voire six mois », glisse une source autorisée.

Cela ressemble à une manœuvre pour couper l’herbe sous les pieds des nouvelles autorités sénégalaises, qui entendent clarifier la situation dans l’exploitation des ressources naturelles.

Comment L’État parviendra t-il à imprimer son autorité dans le management de la société ICS-INDORAMA ? C’est tout l’enjeu de bouleverser tout l’écosystème d’une opacité abyssale qui prévaut aux ICS, pour l’intérêt des travailleurs et de l’État.




Par Ismael Aïdara (Confidentiel Afrique)



QUI EST PRAKASH LOHIA, PATRON DE INDORAMA ?

Sri Prakash Lohia traîne une fortune personnelle estimée à 5 milliards de dollars, à travers Indorama group holdings limited, qui a acquis les Ics en 2014. Elle est une société offshore immatriculée dans les Bahamas, un autre paradis fiscal, avec adresse au Royaume Uni. Elle dépend d’une autre société offshore : Indorama corporation Pte.Ltd logée à Singapour.

Aux commandes de Indorama group holdings limited, la famille LOHIA dont le plus en vue est Amit LOHIA, fils du magnat indo-singapourien et vice-président du conseil d’administration des Ics. Amit LOHIA apparaît d’ailleurs dans plusieurs câbles des Panama papers fuités comme administrateur de Indorama group Holdings avec une adresse à Haviland street St Peter Port. Un chic quartier de Guernesey, un autre paradis fiscal.

Par Ismael Aïdara (Confidentiel Afrique)




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