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Inondations, universités, foncier… : Babacar Mbaye Ngaraf réclame une tournée sociale du Président Sall

Après la tournée politico-économique qui l’a mené au Fouta et au Djoloff, le Président Macky Sall est invité par Babacar Mbaye Ngaraf, à effectuer une tournée sociale. Pour le leader de l’Alliance sauver le Sénégal (Ass), les inondations, les remous dans les universités, la déclassification du littoral de Guédiawaye, les victimes de démolitions de Tivaouane Peulh, les recasés de Jaxaay, les cas de noyade, sont autant de questions qui interpellent Macky Sall, et pour lesquelles, il invite le président de la République à entreprendre une tournée sociale pour leur trouver des solutions.


Rédigé par leral.net le Jeudi 24 Juin 2021 à 09:00 | | 0 commentaire(s)|

Inondations, universités, foncier… : Babacar Mbaye Ngaraf réclame une tournée sociale du Président Sall
Après la tournée économique, dixit Babacar Mbaye Ngaraf, «nous invitons le président de la République à une tournée sociale».

Selon le leader de l’Alliance sauver le Sénégal, le spectre des inondations empêche les populations, surtout de la banlieue, de dormir du sommeil du juste.

«Je crains que les choses n’empirent au niveau de Keur Massar, où le dispositif traditionnel qui permettait d’amoindrir les dégâts des inondations, ne peut plus être appliqué à cause du découpage administratif».

Outre cet aspect, Mbaye Ngaraf pointe du doigt les travaux du Brt. «Toute la banlieue jusqu’à Sacré-coeur, est creusée. Avec les eaux, on risque d’assister à des inondations inédites dans la capitale», avertit-il.

Une autre question qui pousse le chef de file de l’Ass à réclamer une tournée sociale du Président, est la situation qui prévaut dans les universités du pays. Mbaye Ngaraf qui lance un cri de coeur en faveur des étudiants, dit ne pas comprendre qu’au moment où du bétail électoral est acheminé au Fouta, à l’aide de fortes sommes, que des étudiants attendent le paiement de leurs bourses.

«C’est inhumain ! Il faut se mettre à leur place pour comprendre leurs difficultés», déclare-t-il.

À Tivaouane Peulh et Jaxaay, fait savoir Mbaye Ngaraf, «le calvaire des familles dont les maisons ont été démolies, continue». À Tivaouane Peulh, révèle-t-il, «les 20 hectares attribués aux victimes de démolition leur ont été retirés au profit de Sipres, tandis qu’à Jaxaay, 386 familles attendent toujours d’entrer en possession des maisons qui leur sont promises», fait savoir le chef de file de l’Ass, qui réitère sa demande faite à Macky Sall, «de s’investir pour une solution aux problèmes des sans-abris de Jaxaay qui ont assez souffert».

Sur la déclassification de la zone des filaos, Mbaye Ngaraf, qui demande au passage, des sanctions pour les récalcitrants à l’interdiction des plages, prend le contre-pied de ceux qui crient à la spoliation.

À l’en croire, «la pertinence et l'opportunité ne sont même pas discutables». Selon lui, «le décret satisfait une constante doléance de Guédiawaye, confrontée dans ses efforts de développement, à un réel problème d'espace pour accueillir des infrastructures adéquates à son rang».

Il cite un tribunal digne de la localité, un stade moderne (Amadou Barry étant inondable), un parking sportif, un terrain de Beach soccer, des sites d'entraînement des lutteurs, des centres aérés, un cimetière, une université, des Parcs artisanaux ainsi que des salles de spectacle pour justifier cette déclassification, qui, en sus, d’après lui, permet, d’élargir l'assiette foncière et faciliter l'accès de jeunes pères de famille à l'habitat.

Toujours selon Ngaraf, «cela permet aujourd'hui une régénération, entre la mer et la Vdn, de la bande des filaos qui, morte depuis des années, a cédé la place à des niches de dépôt sauvages d’ordures et autres lieux de retrait ou refuge aux malfrats».





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