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Insécurité alimentaire : l’État mobilise 7,2 milliards FCFA pour soutenir les ménages vulnérables et les éleveurs

Face aux risques liés à la soudure, le gouvernement sénégalais a décidé de renforcer son dispositif d’urgence alimentaire. Une enveloppe de 7,2 milliards de francs CFA a été débloquée pour financer les transferts sociaux, l’aide pastorale, la nutrition et la distribution de kits alimentaires dans les zones les plus exposées.


Rédigé par leral.net le Vendredi 7 Août 2026 à 04:22 | | 0 commentaire(s)|

Une réponse d’urgence face aux effets de la soudure

Le gouvernement intensifie ses actions pour prévenir une aggravation de l’insécurité alimentaire. À l’issue d’une réunion interministérielle présidée jeudi par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo, une enveloppe globale de 7,2 milliards de FCFA a été consacrée aux mesures d’assistance destinées aux populations vulnérables et aux éleveurs confrontés au déficit fourrager.

Cette mobilisation financière vise à apporter une réponse rapide aux difficultés alimentaires tout en renforçant la résilience des communautés les plus exposées.

Des fonds répartis entre plusieurs secteurs prioritaires

La plus grande partie des ressources sera consacrée aux interventions sociales et pastorales. Les transferts monétaires pilotés par le Fonds de solidarité nationale bénéficient d’une enveloppe de 2,64 milliards de FCFA.

La Direction de l’Élevage recevra 3,13 milliards de FCFA pour soutenir les éleveurs et répondre aux besoins liés au manque de ressources fourragères.

Le Commissariat à la sécurité alimentaire disposera de 700 millions de FCFA pour l’acquisition et la distribution de kits alimentaires, tandis que le Conseil national de développement de la nutrition bénéficiera d’environ 728 millions de FCFA pour renforcer les actions nutritionnelles.

Un dispositif de suivi renforcé sur le terrain

Au-delà du financement, l’État veut améliorer la coordination et l’efficacité des interventions. Les crédits devront être mis à disposition des structures opérationnelles au plus tard le 12 août.

Le Conseil national de sécurité alimentaire sera également convoqué avant la fin du mois afin d’élaborer une stratégie durable de lutte contre l’insécurité alimentaire.

Dans cette dynamique, des Comités départementaux de développement seront organisés à partir de la semaine du 10 août dans les départements de Bambey, Goudiry, Salémata et Ranérou. Ces rencontres permettront d’évaluer précisément les besoins des populations et du cheptel.

Les informations collectées devront alimenter un mécanisme de suivi quotidien destiné à mesurer l’évolution de la situation et l’efficacité des actions engagées.

Vers une stratégie durable de résilience alimentaire

Le gouvernement souhaite également renforcer la coordination avec les partenaires techniques et financiers, les ONG et le secteur privé. Ces acteurs sont invités à aligner leurs interventions sur les priorités du Plan national de résilience (PNR) 2026.

L’Exécutif entend par ailleurs développer les financements issus de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) afin d’élargir les capacités de réponse face aux urgences alimentaires.

À plus long terme, une réflexion sera engagée sur le financement durable du stock national de sécurité alimentaire, avec une orientation vers les achats auprès de la production locale pour renforcer la souveraineté alimentaire.

L’approche « One Health » intégrée au dispositif

La stratégie gouvernementale prévoit aussi une dimension sanitaire avec l’intégration de l’approche « One Health » dans le Conseil national de sécurité alimentaire.

Cette démarche vise à mieux prendre en compte les liens entre santé humaine, santé animale et environnement, notamment dans la surveillance des zoonoses, la sécurité sanitaire des aliments et la prévention des risques liés aux productions agricoles.

Face aux conséquences possibles des fortes pluies, les ministères concernés devront également renforcer la surveillance des zones exposées aux inondations et aux difficultés d’approvisionnement.

À travers ce dispositif, l’État entend combiner gestion de l’urgence, anticipation des crises et construction d’une meilleure résilience alimentaire nationale.