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JIFA 2026 : Dakar veut renforcer le leadership des femmes dans l’espace ouest-africain

À l’occasion de la Journée internationale de la femme africaine (JIFA) 2026, le Sénégal entend profiter de sa position actuelle au sein de la Cédéao pour promouvoir une plus grande participation des femmes aux instances de décision de la sous-région.


Rédigé par leral.net le Samedi 8 Août 2026 à 14:35 | | 0 commentaire(s)|

Le Sénégal veut faire de son influence actuelle au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) un levier pour faire progresser la cause des femmes. L’ambition a été affichée vendredi 7 août à Dakar, à l’ouverture de la célébration de la Journée internationale de la femme africaine (JIFA).

L’édition 2026, organisée du 7 au 9 août en collaboration avec le mouvement Forces pour l’autonomisation de la femme africaine (FAFA), est placée sous le thème : « Leadership féminin et cohésion sous-régionale ».

Lors de la cérémonie d’ouverture, la ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, Marie Angélique Mame Selbé Diouf, a souligné l’importance du contexte régional actuel. Le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye assure la présidence de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao, tandis que le général Birame Diop dirige la Commission de l’organisation régionale.

Pour la ministre, ces responsabilités constituent une opportunité de mieux intégrer les questions liées aux femmes dans les politiques et mécanismes de coopération communautaires.

De la participation à la prise de décision

La représentante du gouvernement a mis en avant le « rayonnement renouvelé du leadership sénégalais sur la scène régionale », tout en appelant à une meilleure reconnaissance du rôle des femmes dans le développement du continent.

Agricultrices, enseignantes, commerçantes, artisanes, entrepreneures ou encore éducatrices, les femmes contribuent fortement à la vie économique et sociale. Pourtant, leur présence demeure encore limitée dans les espaces où sont prises les grandes décisions.

L’objectif affiché à travers cette édition de la JIFA est donc de franchir un nouveau cap : passer d’une reconnaissance de la contribution des femmes à une participation accrue à la définition des politiques publiques et des orientations régionales.

La cérémonie officielle s’est déroulée au Musée Théodore Monod d’art africain, en présence de nombreuses femmes issues notamment des secteurs économique, social et associatif.

Le mouvement FAFA, partenaire de l’événement, a également participé à cette mobilisation en faveur de l’autonomisation et du renforcement de la participation des femmes au développement de l’Afrique.

Un héritage à prolonger

La Journée internationale de la femme africaine trouve ses origines le 31 juillet 1962 à Dar es Salaam, en Tanzanie. Elle rend hommage aux pionnières qui se sont engagées pour l’égalité, la justice et le développement du continent africain.

Plus de six décennies après sa création, les enjeux ont évolué, mais la question de la représentation des femmes dans les espaces de décision reste centrale.

À Dakar, la JIFA 2026 entend ainsi faire le lien entre l’héritage de ces pionnières et les défis actuels de la sous-région.

Avec sa position au sein de la Cédéao, le Sénégal dispose aujourd’hui d’une tribune supplémentaire pour défendre cette ambition. Le défi sera désormais de traduire les engagements affichés en mesures concrètes permettant aux femmes de peser davantage sur les décisions qui façonnent l’avenir de l’Afrique de l’Ouest.