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Justice : Abdoulaye Seck condamné à deux mois ferme pour détention d’images contraires aux bonnes mœurs

Abdoulaye Seck, fils de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, a été condamné ce lundi à deux mois de prison ferme pour détention d’images contraires aux bonnes mœurs. Le tribunal l’a toutefois relaxé du chef d’obtention d’avantages indus.


Rédigé par leral.net le Lundi 18 Mai 2026 à 19:46 | | 0 commentaire(s)|

Le tribunal a rendu son verdict ce lundi dans l’affaire impliquant Abdoulaye Seck, poursuivi pour tentative d’extorsion de fonds, détention d’images contraires aux bonnes mœurs et obtention d’avantages indus au préjudice de Dame Amar.

À l’issue du procès, le prévenu a été reconnu coupable du délit de détention d’images contraires aux bonnes mœurs et condamné à deux mois de prison ferme ainsi qu’au paiement d’un million de FCFA de dommages et intérêts.

En revanche, le tribunal l’a relaxé concernant le délit d’obtention d’avantages indus.

Selon les éléments évoqués à l’audience, Dame Amar accuse le fils de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck de l’avoir filmé dans une chambre d’hôtel en compagnie de jeunes femmes nues en août 2025. Le plaignant l’accuse également d’avoir effectué des retraits frauduleux d’un montant estimé à 10 millions de FCFA à partir de sa carte bancaire.

Face au tribunal, Abdoulaye Seck a rejeté les accusations portées contre lui. Il a soutenu que la vidéo lui avait été transmise par une tierce personne et qu’il l’avait simplement partagée à titre « préventif ».

Le juge a notamment évoqué un message envoyé au plaignant dans lequel le prévenu écrivait : « T’as deux minutes pour descendre ou ta vidéo va faire le tour du monde. »

Le procureur de la République a estimé que ces propos constituaient des menaces et avait requis une peine de deux ans de prison, dont trois mois ferme.

La partie civile, absente lors de l’audience, était représentée par ses avocats qui ont réclamé 12 millions de FCFA en réparation des préjudices subis.

De son côté, la défense a dénoncé l’insuffisance des preuves et soulevé plusieurs questions sur les circonstances de collecte de la vidéo ainsi que sur la compétence territoriale des juridictions sénégalaises, les faits s’étant déroulés en France selon les avocats.

Malgré ces arguments, le tribunal a retenu le délit de détention d’images contraires aux bonnes mœurs et prononcé une peine de prison ferme contre le prévenu.