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Justice des mineurs : un programme de 1,9 milliard FCFA pour la réinsertion professionnelle de 80 jeunes par an

Le Sénégal lance un programme de réinsertion destiné aux jeunes en conflit avec la loi. Doté de 1,9 milliard FCFA et soutenu par la coopération italienne, le projet vise l’insertion professionnelle de 80 bénéficiaires chaque année.


Rédigé par leral.net le Jeudi 2 Juillet 2026 à 15:23 | | 0 commentaire(s)|

Justice des mineurs : un programme de 1,9 milliard FCFA pour la réinsertion professionnelle de 80 jeunes par an
Le Sénégal renforce sa politique de protection et de réinsertion des jeunes en conflit avec la loi à travers un nouveau programme national financé à hauteur de 1,9 milliard de FCFA. Mis en œuvre avec l’appui de l’Agence italienne pour la coopération au développement, ce dispositif s’étend sur trois ans.

Piloté par la Direction générale de la protection judiciaire et sociale (DGPJS), le programme ambitionne d’accompagner chaque année environ 80 jeunes issus des centres de sauvegarde vers une insertion professionnelle durable.

L’initiative repose sur un parcours combinant formation professionnelle et stages en entreprise. Les bénéficiaires sont placés dans des structures partenaires après une phase de préparation dans les centres spécialisés, afin de faciliter leur transition vers le monde du travail.

Selon les autorités, chaque jeune perçoit une bourse mensuelle de 80.000 FCFA durant son stage. Ce soutien financier vise à favoriser l’apprentissage pratique tout en assurant une autonomie minimale pendant la période d’insertion.

La directrice générale de la protection sociale au ministère de la Justice, Aïssé Gassama, a souligné les premiers résultats encourageants du programme, notamment l’implication positive des entreprises d’accueil qui saluent l’assiduité et le comportement des jeunes.

Elle a rappelé que ces mineurs sont pris en charge sur décision judiciaire et bénéficient d’un encadrement psychosocial ainsi que d’une formation professionnelle. Toutefois, la réinsertion demeure l’étape la plus délicate du processus.

Les autorités appellent ainsi les secteurs public et privé à renforcer leur engagement afin d’élargir les opportunités d’accueil et de favoriser une meilleure intégration sociale de ces jeunes, dans une logique de prévention de la récidive et de promotion de l’autonomie.