leral.net | S'informer en temps réel

Justice sportive : Le Président Diomaye Faye prône une rupture face au « désordre » des instances internationales

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a profité de la Rentrée Solennelle de la Conférence du Stage du Barreau ce jeudi 9 avril 2026 pour adresser un message sans équivoque au monde du sport. Dans un discours aux allures de plaidoyer pour la souveraineté juridique, le Chef de l'État a pointé du doigt les failles de l'écosystème sportif actuel, encore marqué par les séquelles de la finale controversée de la CAN 2025.


Rédigé par leral.net le Jeudi 9 Avril 2026 à 22:53 | | 0 commentaire(s)|

Un appel au Barreau pour « blinder » le sport sénégalais
Face aux avocats, le Président a insisté sur l'urgence de structurer le secteur. Pour lui, le sport ne doit plus être une zone de non-droit ou d'incertitude. Il a exhorté le Barreau sénégalais à s'emparer du « droit du sport », une discipline encore sous-exploitée mais vitale pour protéger les intérêts nationaux.

« Nous voulons un écosystème où les règles sont respectées et les acteurs responsabilisés », a-t-il martelé, dessinant l'ambition d'un Sénégal respecté sur la scène internationale.

La CAN 2025 : Une blessure diplomatique en toile de fond
Si le Président n'a pas nommé directement la CAF, personne n'a manqué l'allusion à l'insécurité juridique vécue par la Fédération sénégalaise de football (FSF) après la finale de la CAN 2025. En appelant à une régulation rigoureuse, Diomaye Faye répond aux griefs de corruption et de manque de transparence qui empoisonnent le dossier porté devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS).

Cette sortie intervient au lendemain de son audience avec Patrice Motsepe, confirmant que le Sénégal ne compte pas passer l'éponge sans obtenir justice.

Cap sur les JOJ 2026 : Le Sénégal comme modèle de régulation
À l'approche des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) d'octobre 2026, le défi est double pour Dakar : réussir l'organisation matérielle, mais surtout imposer des standards de transparence. Pour le Chef de l'État, les JOJ doivent être la vitrine d'un Sénégal capable de réguler ses conflits sportifs par le droit et non par le fait accompli.

Le message est clair : le Sénégal est prêt à accueillir le monde, mais il exige en retour un respect scrupuleux des règles du jeu.