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Khalifa et Karim neutralisés, qui pour affronter Macky en 2019 ? (décryptage Leral.net)

A moins de 2 ans de la présidentielle de 2019, le Président Macky Sall, comme un rouleau compresseur est en train de baliser sa route pour un second mandat. Après avoir neutralisé Khalifa Sall et Karim Wade considérés comme à tort ou à raison comme ses adversaires les plus sérieux et dynamité la cohésion et les convictions des partis les plus représentatifs à coup de milliards et de strapontins, il marche tranquillement vers un second sacre.


Rédigé par leral.net le Vendredi 27 Octobre 2017 à 10:01 | | 0 commentaire(s)|

Qui pour freiner Macky Sall en 2019 ? Cette question taraude les esprits car au vu de la configuration actuelle de la situation politique, il ne serait guère surprenant qu’il rempile. Aujourd’hui, tous ceux qui étaient susceptibles de l’inquiéter sont soit neutralisés à l’image de Khalifa Sall ou Karim Wade dans l'opposition, soit réduits à leur plus simple expression comme pour le Ps ou l’Afp qui ont fait acte d’allégeance au sein de la majorité présidentielle. Du coup, il se retrouve sans alter ego au sein de l'opposition mais aussi dans son propre camp. Place nette.

Etant donné que la guerre se prépare en temps de paix, il ne fait l’ombre d’aucun doute que Macky Sall a déjà une longueur d’avance sur ses éventuels concurrents. Le temps qui nous sépare de 2019 est assez court et nécessite un certain trvail méticuleux de maillage du territoire. Malheureusement, la majeure partie des aspirants au fauteuil croit qu’investir seulement les médias  et dénoncer les travers et les errements du régime, peuvent les tirer d’affaire alors qu’il s’agit d’aller à la rencontre des populations,  de leur présenter un projet de société fiable et viable, capable  de susciter leur adhésion.

Le président Sall quant à lui ne cache pas son ardent désir de décrocher un second mandat-au point d'indispoer dans son propre parti et ne lésine pas sur les moyens pour l’obtenir. Pour lui, tout est prétexte pour battre campagne sous la forme de tournées économiques, avec à la clé des inaugurations en veux-tu en voilà, pilonnage à coup de milliards et de strapontins pour amadouer les leaders de partis les plus représentatifs, démantèlement des récalcitrants avec une campagne de débauchage tous azimuts par ci, infiltration et déstabilisation des autres partis pour empêcher une éventuelle union, par là.
 
Pour le moment le président Sall semble  boire son petit lait et scrute l’avenir avec optimisme. Seulement d’ici 2019, beaucoup de choses peuvent se passer et nul ne peut dire si un troisième larron ne surgira pas du bois pour déjouer ses plans et rafler la mise. Beaucoup de nouveaux électeurs qui n’avaient pas pu voter feront leur irruption et bien malin qui pourra dire pour qui ils voteront.

Elle n'est pas loin dans nos souvenirs, cette année 2012 où le maître es stratégies politiques pour ne pas le nommer, Me Wade, au sommet de son art et fortement lesté d'espèces sonnantes, trébuchantes et convaincantes, avait été battu par son élève préféré, Macky Sall. En s'employant par tous les moyens à casser la dynamique unitaire PS-AFP, le président Wade, sans le vouloir, mit en selle Macky Sall et ce qui devait arriver, arriva !

Et non loin de notre cher Sénégal, en Gambie plus précisément, un illustre inconnu a déboulonné le baobab Yahya Jammeh, qui avait pensé avoir fait le plus dur en emprisonnant et exécutant son opposition. Le grain de sable Adama Barrow passa là et fit dérailler la machine.

Comme quoi beaucoup d'eau passera sous les ponts d'ici la présidentielle de 2019, il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. A bon entendeur, au palais !

 
LA REDACTION
  



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