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Koulouk Ndiaganiao veut sortir de l’oubli : La rage des populations qui manquent de tout

Bes Bi- Les populations de Mbouloukh Tene Seko et Koulouk dans le Ndiaganiao ne sont pas du tout contentes des autorités. Elles disent manquer de tout : eau, électricité, routes, au point de se croire oubliées. Ces populations du bas fond ont fait une sortie à la presse pour crier leur rage.


Rédigé par leral.net le Mardi 19 Décembre 2023 à 09:59 | | 0 commentaire(s)|

Les populations du bas fond de Ndiaganiao, celles de Mbouloukh Tene-Koulouk Seko et Koulouk veulent de l’eau, de l’électricité et des postes de santé. Elles disent en avoir assez des promesses.

«Ndiaganiao est divisée en trois parties. Ndiaganiao centre, le Sandok et le bas fond. Nous du bas fond, nous nous sentons oubliés, négligés. Nous manquons de tout. Il n’y a pas d’électricité ni d’eau contrairement aux autres parties. L’eau est pour nous une denrée rare que nos femmes ont de la peine à trouver.

L’eau du robinet coule à peine. On est obligé de se rabattre sur l’eau des "sayaane" (des puits peu profonds). Nous avons des puits mais l’eau n’est pas potable. Nous sommes à 150 kilomètres de Dakar mais pour s’y rendre, il faut se lever à 4h du matin du fait de notre enclavement.

La route Sandiara Ndiaganiao-Khombole, une doléance de 60 ans n’est toujours pas réalisée», déplore Abdoulaye Sène. «Nous femmes de Mbouloukh TeneKoulouk Selon et Koulouk vivons le calvaire. Nous continuons à piler au mortier parce qu’il n’y a pas de moulins à mil. Nous n’avons pas un poste de santé.

Pour accoucher, nous devons prendre des charrettes pour nous rendre à Ndiaganiao et il y a fréquemment des décès. Nous en avons assez des promesses», déclare Ndèye Sène au nom des femmes. Très en colère, ces populations menacent de boycotter la Présidentielle «si rien n’est fait».

«Nous nous sommes toujours acquittés de notre devoir civique. Mais cette fois ci, si nos préoccupations ne sont pas prises en compte, nous allons boycotter les élections», avertit M. Sène.