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L’Administrateur de l’APR rappelle à l’ordre ses camarades et répond à Ousmane Sonko


Rédigé par leral.net le Mercredi 18 Août 2021 à 19:51 | | 0 commentaire(s)|

Administrateur du parti présidentiel, Mael Thiam évoque dans cet entretien, les questions saillantes de l’actualité politique.

M. Thiam, comment évaluez vous le déroulement du processus de révision exceptionnelle des listes électorales ?


Il faut d’abord se féliciter du processus opérationnel lancé par le président de la République qui mène aux élections locales, suite aux propositions de la Commission politique du Dialogue national. L’étape des inscriptions est une étape très importante du processus. Nous avons déployé des stratégies que nous jugeons aptes à pouvoir permettre d’inscrire le maximum de nos militants.

La question des certificats de résidence fait tout de même débat…

C’est vrai que quelques difficultés ont été enregistrées, notamment en ce qui concerne la délivrance des certificats de résidence. Mais il y a également la réticence des populations qui, pour un certain nombre, n’ont pas compris que pour un détenteur de carte nationale d’identité sur laquelle il est inscrit non vote, il doit nécessairement se rendre dans les commissions pour s’inscrire. Nous avons déployé tous nos représentants et couvert tout le territoire national. Nous suivons avec attention les inscriptions.

Vos adversaires vous reprochent une rétention dans la délivrance des certificats de résidence, pour décourager certains primo votants…

Comme le code électoral dit que la commission de révision des listes doit siéger au niveau des mairies, et que nous sommes majoritaires dans les collectivités territoriales, et que la loi dit que le maire délivre les certificats de résidence, on a tendance à dire que s’il y a des réticences, donc c’est du côté du pouvoir.

Or, les gens peuvent se faire délivrer un certificat de résidence par des autorités territoriales. Et aucun maire n’a le droit de faire rétention de la délivrance de ce document, qui est un document administratif. On doit le délivrer une fois qu’il est établi le lien entre le demandeur et la commune en question. Mais parfois, des cas de transfert plus ou moins illégaux sont enregistrés. Ce qui explique, peut-être, certaines réticences.

Quels genres de cas ?

Par exemple, à la commune de Guinaw Rail Sud, le maire étant de Koutal, et ayant perdu sa popularité au niveau de Guinaw rail, il a utilisé comme stratégie d’embarquer des gens de Koutal dans des bus pour les faire enrôler à Guinaw Rail sud, pour que ces derniers votent pour lui. Aujourd’hui, des stratégies rigoureuses sont mises en place pour arrêter ce genre de trafics.

Et tant qu’administrateur du parti présidentiel, que pensez-vous des déclarations de candidature tous azimuts, alors même que votre chef de parti avait lancé un message clair à ce sujet ?

Il y a beaucoup de nos responsables qui n’ont pas compris le message du président de la République, qui est aussi président de la coalition Benno Bokk Yakaar. L’esprit de son message, c’est d’aller vers une dynamique unitaire et de réduire les dissensions. Et de marquer le respect à nos alliés. Certains de nos camarades n’ont pas compris, et c’est le lieu de leur dire que l’heure n’est pas à la dissension, aux rivalités internes inutiles, aux guerres intestines, mais plutôt à la massification et à la construction d’une dynamique unitaire dans chaque localité.

Comment s’opérera le choix des candidats ?

Le moment venu, la coalition est assez expérimentée pour mettre en place des procédures qui permettront de faire le choix des candidats. Si j’ai un conseil à donner à nos camarades, c’est de travailler à construire une évidence autour de soi, plutôt que de faire le tour des médias et déclarer sa candidature. Les gens gagneraient à inscrire le maximum de nos militants et citoyens qui nous sont favorables.

Ousmane Sonko vous accuse de préparer une victoire technique…

La victoire, c’est la victoire. Je ne comprends pas ce contenu-là. C’est un non-sens. Je pense que Monsieur Sonko s’est trompé dans ses analyses et il a voulu, comme à l’accoutumée, "marcher" dans la conscience des gens pour anticiper sur sa défaite. Il a plus intérêt à analyser ces étapes techniques et voir comment déployer une stratégie. Il s’agit d’élections. Tant que nous sommes conformes aux règles du jeu, nous allons gagner et ce sera une victoire. Qu’elle soit technique ou tactique. L’important, c’est de gagner en respectant les règles. Et nous sommes en train de nous donner les moyens de gagner, tout en respectant ces règles.

La troisième vague prend des vies au quotidien, votre message aux populations ?

Un message de colère. Colère en voyant qu’autour de nous, des citoyens utiles disparaissent par la négligence humaine. On sait que la vie et la mort sont données par Dieu. Mais, il n’en demeure pas moins que nous avons notre part de responsabilité. C’est ahurissant, à l’heure actuelle, de rencontrer des citoyens qui ne croient pas encore en l’existence de la maladie ou alors, qui encouragent des postures contraires aux règles édictées par les autorités sanitaires.

Nous nous devons de nous ressaisir et de savoir que le virus est encore là et il tue. Et il continuera à tuer tant que nous n'aurons pas pris conscience de notre responsabilité et adopté la posture qui sied pour éradiquer cette maladie.


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