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L'affaire Karim Wade classée sans suite en France: "Cela ne change rien à la procédure...", affirme Me Simon Ndiaye sur

Les avocats de Karim Wade ont annoncé ce mardi à Paris que la France a classé sans suite la plainte pour enrichissement illicite déposée par l’Etat du Sénégal contre Karim Wade, en novembre 2012. Mais pour Me Simon Ndiaye, avocat de l'Etat du Sénégal en France, ce nouvel élément ne change rien dans la procédure en cours au Sénégal.


Rédigé par leral.net le Mercredi 18 Juin 2014 à 10:10 | | 6 commentaire(s)|

L'affaire Karim Wade classée sans suite en France: "Cela ne change rien à la procédure...", affirme Me Simon Ndiaye sur
"Nous disposions déjà de cette information depuis plusieurs semaines. Mais le classement sans suite ne veut pas dire que le dossier est vide, et ne veut pas dire que l'enquête n'a pas abouti à l'identification des biens. Ce qu'il faut retenir donc c'est que cette enquête a abouti à l'identification des biens appartenant aux personnes que nous avions visées. En revanche, à ce stade de l'enquête, la police judiciaire n'a pas pu établir l'origine illicite de ces biens-là. Et ça, dans le cadre d'une plainte simple, c'est quelque chose de compréhensible. Ensuite, il appartient à celui qui a porté plainte, en l'occurrence l'Etat du Sénégal, de voir si, compte tenu de tous les éléments dont dispose le Sénégal, ça ne vaut plus la peine d'aller au-delà de ce qui avait été fait en France, ou alors si au contraire l'Etat veut persister à poursuivre l'enquête en France, et dans ce cas-là l'Etat pourrait faire une plainte avec constitution de partie civile. L'avantage de la plainte avec constitution de partie civile, c'est qu'elle permet à l'Etat du Sénégal qui deviendrait partie civile, d'avoir accès au dossier pénal, de pouvoir faire des demandes d'acte, donc demander au juge d'instruction d'aller faire des perquisitions, des saisies de comptes, ou d'examiner les bénéficiaires des actionnaires d'une entreprise, etc", explique Me Simon Ndiaye. D’après lui, les enquêtes ont permis d’identifier des montants supérieurs à 100 milliards Fracs CFA. "Le travail qui avait été fait par les autorités sénégalaises à partir du Sénégal, grâce aux commissions rogatoires, a permis quand même d'identifier et de bloquer en partie des montants très importants sur le plan financier. Donc, aujourd'hui, en tant que défenseur de l'Etat du Sénégal et du peuple sénégalais, je ne peux que me réjouir que cette enquête qui a été dénoncé depuis plus de deux ans ait abouti à ce qu'on puisse identifier des montants supérieurs à 100 milliards. Ce n'est pas rien dans le contexte du Sénégal (…) Donc, la diffusion du classement sans suite n'a aucune incidence sur le calendrier procédural sénégalais", indique l'avocat dans un entretien avec le site afriqueconnection.