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La saison des pluies, c’est bientôt : Ces champs que les paysans invitent le gouvernement, à défricher et à labourer…

Élu président de la République, son Excellence Bassirou Diomaye Faye a vite fait de fustiger les pratiques malsaines qui privent le paysannat des intrants et équipements subventionnés, qui leur reviennent de droit. L’écho de sa déclaration s’est répandu dans toutes les contrées rurales, où l’espoir d’une rectification est de nouveau nourri à quelques semaines de la saison des pluies.


Rédigé par leral.net le Mercredi 17 Avril 2024 à 11:01 | | 0 commentaire(s)|

Nos braves paysans, revigorés par les mesures annoncées, ont de suite pris leurs haches et coupe-coupe pour défricher le maximum d’hectares, en perspective d’une campagne agricole qu’ils souhaitent fructueuse et enrichissante

Il est donc clair que le développement du Sénégal se fera par l’agriculture ou ne sera pas. Hélas, les secteurs majeurs de développement du pays semblent avoir été négligés ces dernières années, du fait de la découverte des gisements de gaz et pétrole.

N’est-ce pas là une énorme erreur d’appréciation que le nouveau gouvernement doit corriger, pour nous éviter un désenchantement qui exacerberait notre déficit alimentaire ?

En clair, le Sénégal ne doit pas se tromper de choix stratégique entre l’agriculture et les ressources énergétiques qui nourrissent l’illusion d’un processus de développement accéléré.

Heureusement que le bon sens paysan a préservé la grande masse des agriculteurs, des mirages. Ces paysans sont encore foncièrement attachés à leurs exploitations familiales, qui méritent d’être soutenues pour une bonne transformation structurelle accompagnée, voire renforcée, par des moyens d’exploitation adéquats.

Et c’est justement dans ce cadre-là que les paysans invitent le gouvernement à plus d’anticipation, de coordination et de rigueur, dans la mise en place, à bonne date, des semences de bonne qualité, des engrais et des machines,(les semoirs, les houssines, houes-gréco et les charrettes), qui ont quasiment disparu dans les exploitations paysannes.

Ces types d’équipement qui constituent le socle de la mécanisation agricole, ont pourtant largement fait leurs preuves. Ils ont encore de beaux jours dans les champs, en attendant que la motorisation les remplace graduellement, avec bien entendu, une formation appropriée pour que le paysan d’aujourd’hui devienne un fermier accompli demain

Semences de mauvaise qualité

Pour l’instant, il y a urgence dans la mise en place des intrants attendus au titre de la campagne agricole 2024 / 2025. Cependant, il y a un préalable auquel le gouvernement doit s’atteler, il s’agit de l’assainissement des commissions de distribution d’intrants.

Lesdites commissions, routinières et placées sous l’autorité des sous-préfets, sont sous l’emprise d’opérateurs privés sans scrupule, de prétendus gros producteurs, de maires ruraux et de certains fonctionnaires à la retraite.

Leur modus operandi consiste à ponctionner les paysans dès qu’ils se présentent pour prendre possession des intrants au niveau des chefs- lieux d’arrondissement et d’autres centres d’éclatement, où les intrants sont acheminés tardivement d’ailleurs. Ainsi, après s’être acquittés de l’impôt, les pauvres paysans soi-disant privilégiés, sont contraints à un marchandage par les opérateurs privés qui leur fourguent des semences bruches et prétendument certifiées, après une fumigation intense pour masquer leur mauvaise qualité

Ces graines d’arachide, du tout-venant, acheminées avec d’infimes quantités d’engrais, sont distribuées à raison de trois à quatre kilogrammes par tête d’habitant, dont l’impôt est effectivement payé. Les quantités ainsi livrées sont très en-deçà des moyennes requises à l’hectare, aussi bien pour les emblavures que pour la fertilisation.







Le Témoin