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Le Groupe Bolloré-Sénégal licencie 62 employés: Motif économique ou représailles ?

En cette période si difficile de COVID-19, des pères de famille ont été mis en chômage par le groupe français Bolloré-Sénégal. Hier, 62 travailleurs de Necotrans ou les derniers venus (rachat), ont été licenciés pour « motif économique ». Sans doute, ce licenciement massif ressemble une sorte de représailles contre l’Etat du Sénégal et ses citoyens, pour avoir perdu un marché pétrolier estimé à des dizaines de milliards FCfa.


Rédigé par leral.net le Vendredi 29 Janvier 2021 à 15:43 | | 0 commentaire(s)|

Le Groupe Bolloré-Sénégal licencie 62 employés: Motif économique ou représailles ?
62 employés de Necotrans faisant partie du groupe français Bolloré depuis 2017, viennent de recevoir, hier, une notification de leur licenciement. L’ un des employés licenciés du nom de Elhadj Mamadou Diop, qui a contacté hier « Le Témoin », a dit son désarroi face à cette décision « incohérente » du propriétaire du groupe Bolloré, pour motif économique.

« Nous sommes des anciens agents de Necotrans dont la société a été rachetée avec tout le patrimoine, par Bolloré, en 2017. Depuis trois ans, nous sommes dans le groupe Bolloré. Donc, employés à part entière de Bolloré », a fait savoir M. Diop.

Il informe qu’ils étaient au nombre de 112 employés de Necotrans reversés dans le groupe Bolloré. « On s’est levé un jour en nous annonçant que la société a fait faillite et qu’ils vont procéder à des licenciements pour motif économique et qui concernent 62 personnes sur les 112 du personnel de Necotrans qui sont à Bolloré. C’est aujourd’hui (Ndlr : avant hier) que nous avons reçu les notifications de notre licenciement », a expliqué l’un des employés licenciés, Elhadj Mamadou Diop.

Avant de poursuivre : « Nous comptons aller en Justice. Rien n’est légal dans la procédure. Nous avons été avec eux à l’inspection du Travail. Ils ont dit à l’inspecteur qu’ils vont licencier les gens mais garder l’entité Necotrans intacte. Quelque part, il y a une incohérence dans leur démarche. Nous leur avons proposé un départ négocié qu’ils ont refusé. Ils avaient envoyé aux différents centres, depuis quelques mois, des messages selon lesquels les 62 employés ne feront plus partie du groupe Bolloré ».

A cet effet, M. Diop a souligné qu’ils avaient le pressentiment depuis l’achat de Necotrans par Bolloré, qu’ils risqueraient d’être sacrifiés.
« Depuis le départ, nous n’avions pas voulu intégrer le groupe Bolloré. Necotrans dit avoir fait faillite. Ils avaient commencé à discuter avec le collège des délégués il y a de cela quatre mois. Dans ma lettre de licenciement, c’est écrit que je dois arrêter de travailler aujourd’hui (Ndlr : hier) à 17 h. Nous allons entamer une procédure judiciaire », a-t-il soutenu.

En poussant ses investigations, « Le Témoin » a appris que ce licenciement n’est rien d’autre qu’une sorte de représailles contre l’Etat ou le monde sénégalais du travail.

« Pour avoir perdu un marché pétrolier « Oil-Gaz » estimé à des dizaines de milliards FCfa et finalement gagnéar la société sénégalaise Maritalia, le groupe Bolloré n’a rien trouvé de mieux que de se venger sur les ex pauvres employés de Necotrans que nous sommes. C’est un mauvais perdant ! », nous souffle un cadre de Necotrans, lui aussi licencié.

Pour rappel, Necotrans a été mise en liquidation judiciaire avant d’être rachetée par le groupe français Bolloré-Sénégal. Durant l'été 2017, l'essentiel des actifs sont récupérés pour moins de 20 millions d'euros par un consortium mené par Vincent Bolloré. Les activités « Oïl and gaz » de l'entreprise sont reprises par Iskandar Safa, le 25 août 2017.



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