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Vidéos religieuses

Le Magal de Touba, ou comment une ville triple de taille en trois jours


Chaque année, des millions de personnes convergent vers Touba pour le Magal. Derrière la ferveur, il y a une organisation logistique que peu de pays sauraient monter en une semaine.

Ce que commémore le Magal

Le Magal de Touba commémore le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba vers le Gabon, en 1895. Ce n’est donc ni une fête de naissance ni une commémoration de décès, mais le souvenir d’une épreuve — ce qui explique la tonalité de l’événement : action de grâce plutôt que réjouissance.

La logistique d’une ville qui triple

  • Des convois routiers en continu depuis Dakar, Thiès, Kaolack et Saint-Louis.
  • Des dispositifs spéciaux d’eau, d’électricité et de santé installés en amont.
  • Des cuisines collectives ouvertes jour et nuit dans les maisons et les daaras.
  • Des milliers de bénévoles pour l’accueil, la circulation et le nettoyage.
  • Une couverture média continue : télévisions, radios, chaînes en ligne.

Le berndel, une économie de l’hospitalité

Le principe tient tout l’édifice : personne ne paie pour manger. Les familles préparent et servent à qui se présente. Cette hospitalité se prépare des mois à l’avance, par des cotisations, des achats groupés et l’envoi de vivres depuis la diaspora.

Une date qui se déplace

Le Magal tombe le 18 du mois de Safar, dans le calendrier lunaire. Comme pour le gamou, la date recule d’une dizaine de jours chaque année dans le calendrier grégorien. Entreprises et administrations s’organisent en conséquence.

Filmer le Magal est devenu un exercice à part entière : plans de foule, directs depuis la grande mosquée, captation des séances de récitation. Ces images constituent, année après année, l’une des plus grandes archives audiovisuelles du pays.