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Le Pays de la Téranga rend la monnaie de sa pièce à la Côte d’Ivoire: Une nouvelle allée de Kandialang porte le nom de Bouaké

La mairie de Ziguinchor a rendu la monnaie de sa pièce à celle de Bouaké en Côte d’Ivoire. En fait, lors d’une récente visite d’une délégation de la mairie de Ziguinchor, conduite par le maire Abdoulaye Baldé, les autorités municipales de cette ville de Côte d’Ivoire, leur avaient fait l’honneur de baptiser une rue de leur ville au nom de Ziguinchor, pour magnifier l’amitié entre les deux communes qui sont jumelées.


Rédigé par leral.net le Mercredi 1 Décembre 2021 à 15:49 | | 0 commentaire(s)|

Le Pays de la Téranga rend la monnaie de sa pièce à la Côte d’Ivoire: Une nouvelle allée de Kandialang porte le nom de Bouaké
En réponse à cet honneur, la mairie de Ziguinchor a baptisé le grand boulevard flambant neuf du quartier Kandialang, ‘’Rue Bouaké’’. La cérémonie a eu lieu ce week-end, avec la présence d’une forte délégation du Conseil municipal de la ville ivoirienne, conduite par le maire, Nicolas Youssouf Djibo, actuellement en séjour à Ziguinchor.

Ravi de ce geste, le maire de Bouaké a indiqué que cette avenue est le symbole de l’union entre les deux peuples sénégalais et ivoirien et donne l’obligation à ceux qui les dirigent, de promouvoir le brassage culturel entre les deux peuples.

‘’Nous sommes à Kandialang, en Casamance, cette terre féconde de la ‘Téranga’ sénégalaise. Je dirai même que nous sommes au cœur de Bouaké. Nous avons désormais l’obligation de promouvoir le brassage culturel entre les peuples du Sénégal et de la Côte d’Ivoire. Parce que nous formons un seul peuple’’, a-t-il confié.

Un point de vue largement partagé par le responsable moral de la communauté ivoirienne à Ziguinchor, Abdou Karim Fofana, qui a relevé lors de son discours, que son nom de famille sonne déjà sénégalais. Ce qui, selon lui, montre que les Bouakéois et les Ziguinchorois doivent à tout prix consolider les acquis de cette coopération bilatérale.

‘’Ici à Ziguinchor, nous sommes chez nous parce que nous sommes très bien accueillis. La culture bainouk, manjacque, diola.., ressemble à celle de chez nous. Donc, on est à Ziguinchor, mais on se croirait à Bouaké. Nous n’avons jamais eu de problèmes ou été inquiétés ici. Nous avons pris femmes ou époux à Ziguinchor. Bouaké, c’est Ziguinchor et Ziguinchor, c’est aussi Bouaké’’, a clamé Abdou Karim Fofana.

Selon lui, qui estime que pour permettre aux deux peuples frères de tirer le maximum de profits de ce jumelage et de vivre une véritable intégration économique, il faut envisager des investissements dans divers domaines.

Pour Abdoulaye Baldé, le maire de la ville de Ziguinchor, cette avenue est un outil qui fait la promotion de l’intégration sous-régionale, dans la mesure où il y a une forte communauté de ressortissants de la ville de Bouaké à Ziguinchor.

Il a profité de cette occasion pour lancer un appel à la consolidation des relations fraternelles qui lient les deux villes et, au-delà, le Sénégal et la Côte d’Ivoire. La fête a été très belle. Les populations de Kandialang et de nombreux habitants des quartiers environnants, sont sorties fêter cet événement en grande pompe et remercier le maire Abdoulaye Baldé pour avoir choisi Kandialang, parmi les quartiers devant bénéficier de nouvelles routes.

En fait, construite dans le cadre du Programme de modernisation des villes (Promovilles), un des projets phares de l’État du Sénégal, cette avenue est aujourd’hui la plus belle de Ziguinchor. Et elle est la première route bitumée de ce quartier longtemps abandonné à cause du conflit casamançais.

Pour rappel, les bandes armées y faisaient régulièrement des incursions de nuit comme de jour, pour s’en prendre aux populations. De nombreux affrontements ont eu lieu dans ce quartier opposant des bandes armées à l’armée. Même des mines y avaient été enfouies aux temps forts du conflit. Ce qui avait poussé des milliers d’habitants à prendre le chemin de l’exil.

Mais à la faveur de l’accalmie, ces engins de la mort ont été déterrées avec l’opération de déminage humanitaire du gouvernement. Ainsi, les exilés sont revenus au bercail et de nouveaux habitants sont venus s’ajouter à eux.

Des immeubles ont poussé, en quelques années seulement, dans ce quartier devenu la convoitise des promoteurs immobiliers. Cette nouvelle avenue éclairée de part et d’autre, marque donc le début d’une nouvelle vie pour Kandialang…






Le Témoin


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