Le frontball : A la découverte d’une nouvelle discipline sportive initiée par la Fédération Internationale de Pelote basque (FIPV) à Guédiawaye

Il suffit simplement d’un mur, une main et une balle pour pratiquer le frontball. Cette nouvelle discipline est un jeu très simple qui oppose deux joueurs. C’est la Fédération internationale de pelote basque (FIPV) dans sa perspective olympique, qui a pris l’engagement de développer ce sport dans les pays africains. En effet, pour Sénégal, la ville de Guediawaye a été choisie comme point de départ pour élargir ce nouveau sport individuel à travers un tournoi inter- élèves au stade Amadou Barry.


Rédigé par leral.net le Mercredi 22 Février 2017 à 10:24 | | 0 commentaire(s)|

Des filles et des garçons vêtus de tee-shirts orange et noir dans une ambiance de compétition, ainsi est campé le décor au niveau des salles de sport du stade Amadou Barry. Ces élèves pratiquent le frontball. Ce dernier, comme toutes les disciplines sportives obéit à des règles strictes. «Face à un mur, chacun tape contre le mur et celui qui n’arrive pas à remettre la balle ou qui fait une faute perd le point », explique Mathieu Barlet chargé de mission Afrique.

Selon lui, la FIPV (Fédération internationale de pelote basque) dans sa perspective olympique veut s’étendre aux pays qu’elle n’a pas encore conquis comme l’Afrique pour justement développer le sport et pouvoir compter de nouveaux pays.

« C’est dans ce contexte qu’on a trois pays qui sont rattachés à la fédération internationale, il y a l’Afrique du Sud le Togo et la Guinée. Et d’ici peu officiellement, le Sénégal. On travaille avec des éducateurs sénégalais, des coordonnateurs, toute une équipe qui nous ont permis de mettre en place ce tournoi scolaire, cet après-midi. Notre but est de développer par la base c’est dire au niveau citoyen le plus commun et par les élèves », a soutenu M. Barlet.

Par conséquent, le choix de Guédiawaye n’est pas fortuit. Cela peut s’expliquer par deux raisons, à en croire le chargé de mission Afrique, « d’abord nous sommes contactés par Moustapha Mané, un des coordonnateurs qui est un enfant de Guediawaye et qui a un parcours notoire en tant que footballeur. Il a accepté de porter cette mission à cœur et de mettre tous ses moyens possibles à notre disposition pour que la pratique ce nouveu sport démarre. Ensuite la banlieue dakaroise attire de plus en plus de personnes qui veulent y vivre. C’est important de pouvoir argumenter avec les responsables de la ville d’Aliou Sall », se justifie Mathieu Barlet avant de poursuivre que Guédiawaye va être une ville pionnière et l’attractivité va dépendre de la pratique du frontball.

La Fédération internationale de pelote basque (FIPV) souhaite voir au moins deux Sénégalais participer au premier championnat du frontball qui aura lieu dans 6 mois au Mexique.

En outre, la FIPV a formé des professeurs pour enseigner le frontball dans les écoles et organisé un tournoi inter-élèves. « Nous avons jugé nécessaire de développer ce nouveau sport dans la banlieue avant d’aller vers Dakar ville et le Sénégal tout entier », lance Dame Ndiaye coordonnateur du projet frontball au Sénégal.

Il ajoute que ce tournoi, « est un témoin pour montrer que le frontball est un sport qui est accessible à tous jeunes Sénégalais qui veulent s’amuser et faire du sport en même temps ».

Pour le responsable sportif Yoan Heguiabehere, le frontball est un sport qui demande peu de moyens pour le pratiquer. Il se joue en un contre un. Il pense que pour le développement du sport en Afrique, il est nécessaire de faire découvrir de nouveaux sports aux filles et aux garçons.

Pour le moment, l’heure est la création d’une association sénégalaise de frontball pour promouvoir la discipline avant d'aller vers une fédération afin de s'affilier à la Fédération internationale de pelote basque.

Tous les participants de ce tournoi ont reçu une médaille et un diplôme. Les vainqueurs ont reçu chacun un trophée.

Cheikh Makhfou Diop