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Le libéral Mmusi Maimane: « La situation reste difficile dans notre continent »

Le leader sud-africain du parti « Alliance démocratique », récipiendaire du prix de la liberté 2018, Mmusi Maimane, présent à Dakar, en marge du congrès de l’International libérale, a échangé sur les enjeux de la liberté. L’idéal consiste à développer des synergies pour rapprocher les peuples du continent africain.


Rédigé par leral.net le Vendredi 30 Novembre 2018 à 16:23 | | 0 commentaire(s)|

Le libéral Mmusi Maimane: « La situation reste difficile dans notre continent »
Le leader de l’Alliance nationale démocratique d’Afrique du sud, Mmusi Maimane, trouve  triste le rapport de l’Afrique et de son histoire. Il a constaté un recyclage continu et des régimes sont toujours, à la recherche de ressources à exploiter et, à exporter pour améliorer la situation et la liberté des autres pays. « Pendant l’esclavage, c’était le capital humain. Maintenant, ce sont les ressources minières et autres. La situation reste difficile dans notre continent. Nous avons un continent bien doté en ressources. Mais, nous avons toujours ce besoin de nourriture et de développement. Nous sommes le continent qui attire le Sida plutôt que les échanges commerciaux.

Nous avons des leaders qui sont au-dessus des lois. Plutôt que d’être régis par les lois. Donc, lorsque certains parlent du continent noir, il nous appartient de dire que notre continent n’est pas un continent maudit », a exposé le leader de l’Alliance nationale démocratique d’Afrique du sud, Mmusi Maimane.

Ainsi, il estime que la restauration de la liberté, c’est la restauration de la dignité d’Africains, d’êtres humains. « La liberté, c’est le pouvoir de l’autodétermination, la qualité d’être indépendant vis-à-vis de la nécessité ou du sort. C’est la capacité de vivre son propre choix. Une vie qui n’est pas déterminée par les circonstances de votre naissance, votre sexe, votre orientation sexuelle ou votre religion. Il peut y avoir beaucoup d’autres définitions. Mais, je voudrais mettre l’accent sur cette définition », qualifie-t-il.

La liberté économique n’a pas suivi la liberté symbolique

Mmusi Maimane reste d’avis qu’une personne affamée, ne peut pas être libre. Et, la marche vers la liberté n’est pas achevée. « Nous devons continuer cette marche. Mais, nous suivons tellement d’autres sociétés postcoloniales, des nations après la libération en Afrique. Et, c’est pratiquement le même modèle un peu partout. On a d’abord le règne colonial, souvent remplacé par cette indépendance qui amène un hub nouveau, un gouvernement démocratiquement élu. Et, avec le temps, le passage des années et des décennies d’oppression par les personnes qui avaient été élues pour libérer le peuple qui les avaient élus. Voilà l’histoire de notre continent et des mouvements de libération dans le continent », a caractérisé le lauréat du prix de la liberté 2018.

D’après lui, les libérateurs viennent au pouvoir, parlent de l’évolution et en quelques temps, ils cèdent à la tentation de la corruption et du népotisme. « Nous avons vu la litanie des présidents forts qui ont amassé des fortunes sur le dos des citoyens. Nous avons vu pendant des décennies les régimes monopartites à travers les pays du continent qui a enterré tout sentiment de redevabilité vis-à-vis du peuple. Ce qu’on a vu, c’est l’émergence de ce que l’on appelle les partis d’opposition, qui sortent même des entrailles », regrette-t-il.








O. WADE Leral

 



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