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Les bruits de l’opposition sénégalaise (Par Oumar Sarr Pdt du PAREL)

Le 26 octobre 2016, en ma qualité de député du Sénégal, nous avions eu une séance plénière au cours de laquelle la modification de la loi 65-60 du 21 juillet 1965 portant code pénal fut votée et adoptée.


Rédigé par leral.net le Mardi 29 Juin 2021 à 16:20 | | 0 commentaire(s)|

Les bruits de l’opposition sénégalaise (Par Oumar Sarr Pdt du PAREL)
Il s’est agi à l’époque de nous conformer à la directive numéro 02/2015 CM/UEMOA du 02 Juillet 2015 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Aujourd’hui, si notre pays à travers sa représentation parlementaire veut sauvegarder son honneur par rapport à ses engagements internationaux en adaptant l’arsenal juridique en la matière et en adéquation avec les enjeux sécuritaires liés aux exigences géostratégiques et de ce que la géographie nous impose, tout sénégalais désireux de la sécurité de notre pays devrait s'en réjouir.

Il faut y ajouter notre statut nouveau de pays pétrolier et gazier. Ce qui nous expose à des risques transnationaux, côtiers et politiques car de l’intérieur comme de l’extérieur, il se peut bien que des ennemis veuillent saper les fondements de notre stabilité , précariser notre cohésion sociale pour en tirer profit en remettant en cause toutes nos orientations politiques et économiques.

La piraterie maritime, le péril djihadiste, et tous les risques liés aux divers trafics (drogue, marchandises prohibées, etc.
L’urgence de doter notre pays d’instruments juridiques est plus que justifiée et nécessaire.

Les instances et institutions internationales qu’elles soient africaines ou mondiales dont le Sénégal est membre n’ont cessé de nous rappeler la nécessité de conformer nos textes aux exigences de la situation mondiale qui voudrait que tous les pays se mettent à niveau afin de garantir une efficacité a la lutte qui se mène contre le terrorisme, le blanchiment des capitaux et les trafics illicites.

Le Sénégal, qui jusque là n’avait pas intégré le G5 Sahel pourrait bientôt en devenir membre.
Les risques transnationaux liés au déploiement de ceux qui vivent des économies criminelles dans la sous-région poussent l’État du Sénégal, à sa tête le Président Macky SALL à prendre toute mesure idoine pour prévenir et garantir la protection des biens, des personnes et du territoire et de nos espaces maritimes.

Notre pays attire toutes les attentions grâce à sa croissance économique et sa position géographique et géostratégique dans la région.
Trois milliers de kilomètres seulement nous séparent de l’Europe, proximité qui nous prédispose à être la porte d’entrée de beaucoup d’investisseurs.

La menace djihadiste est réelle et prise très au sérieux. Le Président Macky SALL, en chef d’État responsable et soucieux de la stabilité de son pays déclarait le 23 Février 2021 sur RFI « Nous craignons une contagion car leur objectif est d’atteindre la côte Atlantique. Le Sénégal et les pays côtiers sont les derniers remparts, il faut nous préparer à rentrer dans la bataille.»

Ces propos portent l’empreinte d’un chef d’État averti et suffisamment avisé des enjeux et priorités auxquels il doit faire face.

La loi à l’ordre du jour met en cohérence les paroles qu'il prononce avec les actes qu’il pose pour l’intérêt supérieur de la Nation sénégalaise .

Ces dernières années, tout le monde a constaté que des prises de drogues jamais égalées ont été effectuées au large des côtes sénégalaises et au Port Autonome de Dakar .

Les cartels latino-américains ciblent notre capitale et son port. Trafiquants de drogue, djihadistes et politiciens véreux trouvent toujours un terrain d’entente ; je n’ose pas encore croire un seul instant que les opposants sénégalais dans leur fébrile agitation et leur tintamarre complotent avec les ennemis de notre pays, contre notre stabilité, l’intégrité de notre territoire et notre système démocratique éprouvé que tout le monde nous envie.

Non ! Permettez moi de ne pas y croire.
Aussi, devrais je rappeler que la démocratie ne se règle pas dans la rue. La rue est un recours d’exception.

La lutte que le Sénégal mène contre les économies criminelles a commencé depuis longtemps.

Déjà en 1997, le Président Abdou DIOUF avait fait adopter le code des drogues à travers une loi que le Président WADE a modifié le 31 Décembre 2007, pour durcir les peines.
Malgré cela, tous les spécialistes trouvent insuffisants les efforts faits dans le domaine.
La preuve, la plus éclatante est le niveau d’imbrication entre l’irrédentisme Casamançais et le trafic de drogue.

Se préoccuper de l’intégrité de notre territoire et de notre sécurité intérieure c’est aussi prévoir des dispositifs législatifs qui renforcent la stabilité du pays avec des lois et des règlements suffisamment aptes à dissuader, et au cas échéant à brandir des peines susceptibles de décourager ceux qui seraient tentés de nous déstabiliser.

Notre pays est exposé et n’est pas à l’abri d’infiltrations djihadistes dans sa partie Est avec les liens culturels et linguistiques entre les populations du Mali et des régions de Kédougou et Tambacounda, voire Vélingara dans la région de Kolda.
La responsabilité de l’État et de son chef est comme le veut la nouvelle modification de légiférer contre :

L’association de malfaiteurs avec un champ d’application qui sera étendu à toutes les infractions criminelles et délictuelles contre les personnes et les propriétés,
Toute association ou entente en vue de commettre un ou des actes terroristes liés aux destructions, dommages et dégradations des biens appartenant à l’Etat ou à un paisible citoyen.

Ceux qui, malgré tout pensent qu’ils peuvent se permettre de manipuler les sénégalais à des fins personnelles et par rapport à leur agenda politique se trompent lourdement.
Au Sénégal, de 1960 à nos jours, aucun Président n’a eu le pouvoir par un appel à l’insurrection.

Tous ont eu l’honneur de bénéficier de la confiance des sénégalais dans leur majorité.
Les appels et agitations, menaces et défiances des règles de la République sont le reflet de leur désespoir, d’une certaine immaturité, et n’ont de répondant que le désintérêt sans cesse croissant des sénégalais face aux mots d’ordre puérils et déclarations guerrières qui n’impressionnent personne.

Se payer une soi-disant « protection » en se faisant entourer d'une trentaine de malabars , trois tonnes de muscles n’ impressionne ni n’ empêche la force républicaine de remplir sa mission. Restons tous sur le chemin de la droiture, et du respect des lois et règlements de notre pays.

A l’évidence on se rend compte qu'au Sénégal il existe un nouveau type d’opposition. Que cette opposition sache qu'elle est utile à notre démocratie. Que son inexistence tue l'espoir et restreint dangereusement la liberté des citoyens sénégalais de choisir leurs dirigeants. Une véritable opposition peut être radicale et républicaine à la fois. Il suffit juste d’être endurant, pertinent et patient. La majorité gouvernera avec une inclination avérée au dialogue et à l’écoute.

Une État fort, un peuple lucide et clairvoyant non-manipulable, des institutions fortes, un respect de l’État de droit, et le Sénégal sera en paix pour se mettre au travail et arriver à l’émergence que nous attendons pour le bonheur de toute une nation.

Oumar Sarr, Ancien député, ancien président de la region de Diourbel. Président du Parti Africain pour le Renouveau Libéral., PAREL/songgdaan



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