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Loi sur le parrainage - Me Abdoulaye Babou : "la majorité n'avait aucune envie que le parrainage fasse l'objet d'un débat public"


Rédigé par leral.net le Samedi 21 Avril 2018 à 18:37 | | 0 commentaire(s)|

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"Le vote sans débats de la révision de la Constitution, n'honore pas la République, regrette Me Abdoulaye Babou. Quand  il y a une question importante comme celle-ci, on fait ce que l'on appelle un débat organisé. L'occasion devait être donnée aux députés de la majorité, de l'opposition comme ceux des non-inscrits, de s'exprimer", relève Me Abdoulaye Babou.

Le vote sans débats qui a été proposé par le député de la majorité présidentielle, Moustapha Cissé Lô, avait fait l'objet de discussions  durant deux heures sans compromis entre les présidents des groupes parlementaires du pouvoir, de l'opposition et des non-inscrits.

" C'est un jeu qui ne valait vraiment pas la chandelle et cest dommage pour notre démocratie, qu'il y ait une réforme constitutionnelle aussi importante dans la bonne marche du pays et qui ne fasse l'objet d'aucune discussion ", déplore Me Babou.

"Véritablement, c'est un recul démocratique extraordinaire, poursuit-il, qui peut imaginer au Sénégal ou dans un pays qui se dit démocratique, que la révision d ela Constitution ne passe pas par un référendum ? Est-ce que vraiment le Sénégal peut se targuer  d'être un pays démocratique où on ne consulte pas le peuple ou ses représentants pour faire passer une loi constitutionnelle aussi importante ?"

Et de s'interroger: "Pourquoi la majorité a refusé le débat organisé? Au moins que les Sénégalais sachent ? ". Selon lui, il n'y avait aucun danger pour eux (ndlr: les députés de la majorité présidentielle) s'il y avait un débat organisé.

" Il n'y a aucun péril pour eux qu'il y ait blocage ou pas, mais la majorité n'avait aucune envie que le parrainage fasse l'objet d'un débat public", fait-il remarquer.

" L'Exécutif l'a voulu, ça été parrainé par le président de l'Assemblée nationale (Moustapha Niasse) et le président du groupe parlementaire Bby ( Aymérou Gningue)"; soutient Me Abdoulaye Babou en guise de conclusion.






Saër SY, l'Observateur