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Malgré des baisses mensuelles régulières à la fin de l’année 2025 : L’indice FAO des prix des produits alimentaires dépasse son niveau de 2024

L’indice FAO des prix des produits alimentaires est une mesure de la variation mensuelle des cours internationaux d’un panier de produits alimentaires de base. D’après l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’Agriculture (FAO), malgré des baisses mensuelles régulières à la fin de l’année 2025, l’indice FAO des prix des produits alimentaires dépasse, en moyenne annuelle, son niveau de 2024.


Rédigé par leral.net le Vendredi 16 Janvier 2026 à 12:53 | | 0 commentaire(s)|

Baisse de 0,8 point (0,6 pour cent) de l’indice FAO des prix des produits alimentaires

« L’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi à 124,3 points en décembre 2025. Il enregistre une baisse de 0,8 point (0,6 pour cent) par rapport à son niveau du mois de novembre, car le recul des indices des prix des produits laitiers, de la viande et des huiles végétales a plus que compensé les hausses du prix des céréales et du sucre.

L’indice était inférieur de 3,0 points (2,3 pour cent) à sa valeur constatée il y a un an et de 35,9 points (22,4 pour cent) à son niveau record de mars 2022. En 2025, l’indice a affiché une valeur moyenne de 127,2 points, soit 5,2 points (4,3 pour cent) de plus que la moyenne de 2024 », précise la FAO dans le communiqué de presse. Progression de 1,8 point de l’indice FAO des prix des céréales

« L’indice FAO des prix des céréales s’est établi en moyenne à 107,3 points en décembre, en progression de 1,8 point (1,7 pour cent) par rapport à novembre. Le regain d’inquiétudes liées aux flux d’- exportation de la mer Noire a soutenu les prix internationaux du blé. L’abondance de l’offre a toutefois continué d’exercer une pression à la baisse sur les marchés, la confirmation de récoltes considérables en Argentine et en Australie amplifiant cette tendance au repli.

À l’inverse, les marchés mondiaux du maïs ont été stimulés par une forte demande à l’exportation et une importante production intérieure d’éthanol au Brésil et aux États-Unis d’Amérique, tandis que les prix du sorgho ont progressé de concert avec ceux du maïs, malgré le rythme peu soutenu des ventes à la Chine, principal importateur de sorgho à l’échelle mondiale », note la FAO. Et le document de poursuivre : « L’indice FAO des prix de tous les types de riz s’est apprécié de 4,3 pour cent, les prix ayant progressé dans tous les segments du marché du riz sous l’effet conjugué de la baisse de la pression des récoltes, de l’amélioration de la demande et des mesures stratégiques de soutien.

Sur l’ensemble de l’année 2025, l’indice FAO des prix des céréales s’est établi à 107,9 points, en recul de 5,6 points (4,9 pour cent) par rapport à 2024, ce qui représente sa moyenne annuelle la plus basse depuis 2020. L’indice FAO des prix de tous les types de riz a affiché une valeur moyenne de 103,5 points en 2025, en chute de 35,2 points par rapport à 2024. Cela s’explique par la pression à la baisse sur les cours du prix causée par l’abondance des disponibilités exportables, la forte concurrence entre les exportateurs et la diminution des achats de certains pays importateurs d’Asie ».

Une hausse de 23,6 points de l’indice FAO des prix des huiles végétales

« L’indice FAO des prix des huiles végétales s’est établi en moyenne à 164,6 points en décembre, ce qui correspond à un fléchissement de 0,4 point (0,2 pour cent) par rapport à novembre et constitue son niveau le plus bas depuis six mois. Cette baisse est due au recul des prix des huiles de soja, de colza et de tournesol, qui ont plus que compensé la hausse des cours de l’huile de palme. Les prix mondiaux du soja ont décliné en raison des fortes disponibilités exportables de l’Amérique, alors que l’augmentation de la production de colza en Australie et au Canada a exercé une pression à la baisse sur les marchés du colza. En ce qui concerne l’huile de tournesol, l’atonie de la demande mondiale à l’importation, liée à l’affaiblissement de la compétitivité des prix, est un facteur de la contraction des prix pour le deuxième mois consécutif en décembre.

En revanche, les prix internationaux de l’huile de palme se sont légèrement raffermis, principalement en raison des perspectives de ralentissement saisonnier de la production en Asie du Sud-Est, qui ont compensé les effets d’une production et de stocks plus élevés que prévu en Malaisie à la fin de l’année 2025.

En 2025, l’indice FAO des prix des huiles végétales s’est situé en moyenne à 161,6 points, soit une hausse de 23,6 points (17,1 pour cent) en glissement annuel, qui le situe à son niveau le plus élevé depuis trois ans, dans un contexte de resserrement de l’offre mondiale », renseigne la FAO.

Recul de 1,7 point (1,3 pour cent) de l’indice FAO des prix de la viande

« L’indice FAO des prix de la viande a enregistré une valeur moyenne de 123,6 points en décembre. Il recule de 1,7 point (1,3 pour cent) par rapport à sa valeur révisée de novembre, mais reste supérieur de 4,1 points (3,4 pour cent) à sa valeur d’il y a un an. La baisse des prix a concerné toutes les catégories de viande, en premier lieu la viande bovine et la viande de volaille. Le déclin des prix mondiaux de la viande bovine s’explique par le recul des cours en Australie, où le temps sec saisonnier a conduit à un déstockage des cheptels, ce qui a augmenté le nombre de bovins disponibles pour l’abattage et pesé à la baisse sur les prix.

Les cours internationaux de la viande de volaille se sont contractés, car l’abondance de l’offre exportable a dépassé la demande d’importation mondiale », renseigne la FAO. Et le document de poursuivre : « Les prix de la viande ovine ont connu une légère baisse, due à l’arrivée sur le marché d’une offre saisonnière plus importante, malgré la persistance d’une forte demande mondiale à l’importation.

Les prix de la viande porcine ont légèrement reflué, en raison du fléchissement des cours dans l’Union européenne et d’une demande mondiale timide. Sur l’ensemble de l’année 2025, l’indice FAO des prix de la viande s’est établi en moyenne à 123,2 points, en hausse de 6,0 points (5,1 pour cent) par rapport à 2024, sous l’effet d’une forte demande mondiale à l’importation et des incertitudes croissantes du marché liées aux épidémies de maladies animales et aux tensions géopolitiques.

Les prix mondiaux de la viande bovine et ovine ont nettement augmenté par rapport à l’année passée, étant donné la forte demande à l’importation et le manque de disponibilités à l’exportation. En revanche, les prix de la viande porcine ont diminué, car la demande mondiale à l’importation a ralenti, tandis que les prix de la viande de volaille ont légèrement baissé étant donné l’abondance de l’offre ».

Recul de 5,9 points de l’indice FAO des prix des produits laitiers

« L’indice FAO des prix des produits laitiers a reculé de 5,9 points (4,4 pour cent) en décembre. Les prix du beurre se sont effondrés, du fait de l’augmentation saisonnière de la disponibilité de la crème en Europe et de l’accumulation de stocks à la suite de la forte production enregistrée plus tôt dans l’année. Les prix du lait entier en poudre ont également baissé, en écho au pic saisonnier de la production laitière en Océanie et au faible intérêt à l’achat dont ont témoigné les principales régions importatrices. Par contraste, les prix du lait écrémé en poudre et du fromage ont connu une décrue plus modeste.

D’après Lii Quotidien, les prix du lait écrémé en poudre ont enregistré un léger repli en raison de l’abondance des disponibilités à l’exportation et de la stabilité des indicateurs fondamentaux de marché, tandis que les prix du fromage ont globalement diminué », précise la FAO. Et le document de rajouter : « Le bon approvisionnement des marchés et le ralentissement de la demande d’exportations en Europe ont contrebalancé l’affermissement des prix du fromage en Nouvelle-Zélande, où les pics de l’offre de lait sont principalement absorbés par des produits dont la transformation est plus souple, notamment le beurre et les laits en poudre.

Malgré ces récentes contractions, l’indice FAO des prix des produits laitiers s’est établi en moyenne à 146,9 points en 2025, soit 13,2 pour cent de plus que la moyenne de 2024, ce qui témoigne des fortes hausses de prix au cours du premier semestre. Cette progression annuelle est principalement imputable au fromage, au lait entier en poudre et au beurre, portés par une forte demande mondiale à l’importation et par l’offre limitée de disponibilités exportables plus tôt dans l’année. Les prix du lait écrémé en poudre, quant à eux, n’ont augmenté que marginalement, ce qui est le signe d’une disponibilité abondante et d’une croissance de la demande modeste en comparaison ».

Une augmentation de 2,1 points de l’indice FAO des prix du sucre

« L’indice FAO des prix du sucre a affiché une valeur moyenne de 90,7 points en décembre, qui correspond à une augmentation de 2,1 points (2,4 pour cent) par rapport à novembre, après trois baisses mensuelles d’affilée, mais ce niveau demeure inférieur de 28,6 points (24,0 pour cent) à celui de l’année dernière au même mois. Le rebond observé en décembre s’explique principalement par la chute de la production de sucre dans les principales régions cultivatrices du sud du Brésil, traduisant le recul du broyage de canne à sucre et une moindre utilisation de celle-ci pour la production de sucre.

Toutefois, les prévisions indiquant une offre mondiale de sucre abondante pour la campagne actuelle, confortées par le bon déroulement des récoltes et les perspectives de production favorables en Inde, ont limité la pression à la hausse sur les prix mondiaux. Sur l’ensemble de l’année 2025, l’indice FAO des prix du sucre s’est établi en moyenne à 104,3 points, soit un repli de 21,4 points (17,0 pour cent) par rapport à 2024, ce qui constitue la valeur annuelle la plus faible depuis 2020 étant donné les importantes disponibilités à l’exportation », note la FAO.

Ousseynou Wade