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Marche contre les bavures policières à Dakar : les manifestants exigent vérité et justice

Rédigé par leral.net le Samedi 21 Février 2026 à 22:04 | | 0 commentaire(s)|

XALIMANEWS: Une marche pacifique contre les bavures policières s’est tenue samedi à Dakar, à l’initiative du Collectif contre les bavures policières. Quelques dizaines de participants ont répondu à l’appel pour réclamer « vérité et justice », sous l’encadrement des forces de sécurité. Partis du Casino de Liberté 1 peu avant 16 heures, les manifestants ont […]

XALIMANEWS: Une marche pacifique contre les bavures policières s’est tenue samedi à Dakar, à l’initiative du Collectif contre les bavures policières. Quelques dizaines de participants ont répondu à l’appel pour réclamer « vérité et justice », sous l’encadrement des forces de sécurité.

Partis du Casino de Liberté 1 peu avant 16 heures, les manifestants ont entonné l’hymne national avant de rallier le rond-point Jet d’Eau. Tout au long du parcours, ils ont scandé des slogans dénonçant les violences policières et brandi des drapelets aux couleurs nationales ainsi que des pancartes portant des messages tels que : « Justice pour nos martyrs », « Non aux bavures policières », « Justice pour Abdoulaye Ba », « Exigeons vérité et justice » et « Non à l’impunité ».

Selon les organisateurs, cette mobilisation vise à interpeller les autorités sur des cas présumés d’abus et à exiger l’ouverture d’enquêtes transparentes. Momar Assane Diouf, l’un des responsables du collectif, a insisté sur la nécessité « d’établir les responsabilités » dans les dossiers évoqués. Il a également plaidé pour un renforcement des mécanismes de contrôle et davantage de transparence dans le traitement des plaintes impliquant les forces de défense et de sécurité.

Des étudiants et activistes ont dénoncé des « violences policières récurrentes » à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), notamment lors des événements du 9 février. Momar Assane Diouf a appelé l’État à situer les responsabilités et à sanctionner les auteurs présumés.

Pour Khalil Bassène, membre du collectif, les incidents survenus à l’université constituent « la goutte d’eau de trop », dans un contexte marqué, selon lui, par plusieurs épisodes similaires entre 2021 et 2024. Il a évoqué des interventions musclées, l’usage de grenades lacrymogènes à l’intérieur du campus et des dégâts matériels sur des biens d’étudiants. Tout en prenant acte des mesures annoncées par le ministre de l’Intérieur, il les a jugées « insuffisantes ».

De son côté, Mame Awa Diouf a rappelé que « toutes les vies comptent » et que les opérations de maintien de l’ordre ne devraient pas entraîner de pertes humaines, appelant à des sanctions « les plus sévères possibles » en cas de responsabilités établies.

Serigne Saliou Fall, représentant des étudiants en médecine et membre du collectif des amicales, a indiqué qu’un bilan du service médical universitaire fait état de 107 étudiants blessés lors des récents affrontements, dont cinq cas graves. Il a réclamé que « toute la lumière soit faite » sur la mort de leur camarade Abdoulaye Ba.

Intervenant au nom du FRAPP, Souleymane Gueye a dénoncé une « impunité persistante », estimant que l’absence de sanctions favorise la répétition des abus. Il a plaidé pour l’instauration d’une « police citoyenne ».

Moment fort de la mobilisation, les manifestants ont observé un recueillement en posant un genou à terre en hommage aux victimes, réaffirmant leur exigence de justice. La marche s’est dispersée dans le calme aux environs de 17 heures, sans incident majeur.



Source : https://xalimasn.com/2026/02/21/marche-contre-les-...