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Mariée à deux hommes : une prévenue devant le juge pour bigamie à Mbour


Rédigé par leral.net le Lundi 22 Juin 2026 à 10:01 | | 0 commentaire(s)|

La dame M. D. Kane a comparu jeudi devant le Tribunal d'instance de Mbour sous le chef d'inculpation de bigamie. Il lui est reproché d'avoir contracté un second mariage à Kaolack alors qu'elle était encore officiellement unie au commerçant T. A. Ndiaye. Le dossier indique que la prévenue avait quitté le domicile conjugal le 29 décembre 2025, après seulement deux mois de mariage, avant de se remarier en secret quelques semaines plus tard, raconte l'Observateur repris par Seneweb.

Revenant sur la chronologie de cette affaire, le journal du Groupe futurs médias explique que la prévenue a déserté son foyer situé à Mbour à la fin de l'année écoulée. C'est au début du mois de janvier, alors qu'il entreprenait des démarches pour faire revenir sa femme, que T. A. Ndiaye a découvert que celle-ci s'était mariée à un autre homme, une révélation qui l'a poussé à déposer immédiatement une plainte au commissariat urbain de Diamaguène.

À la barre, M. D. Kane a pleinement reconnu les faits, rapporte le quotidien d'information. Pour tenter de justifier son acte, elle a expliqué au juge qu'à la suite d'une maladie et d'un long séjour chez ses parents à Dakar, elle avait unilatéralement décidé de mettre un terme à son premier mariage. Elle a toutefois admis devant le tribunal ne détenir « aucun document administratif » attestant d'un divorce formel, arguant que son premier époux ne lui aurait pas facilité les démarches nécessaires.

Ces explications ont été fermement balayées par la partie civile, poursuit la même source. Le commerçant, dénonçant le comportement de son épouse, qu'il qualifie de « profiteuse », a affirmé à la barre que son épouse avait commencé à lui créer des problèmes à peine deux semaines après leur union, uniquement pour se débarrasser de lui après avoir « fini de dépenser tout l'argent de la dot », qui s'élevait à 500 000 FCFA. S'estimant lésé, le plaignant réclame désormais le remboursement intégral de cette dot ainsi que des dommages et intérêts d'un montant équivalent.

Face à ce que le parquet considère comme une « bigamie caractérisée », le procureur a requis l'application stricte de la loi, et L'Observateur conclut en précisant que le tribunal a mis l'affaire en délibéré au 16 juillet prochain, lit-on dans Seneweb.

Mame Fatou Kebe