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Mbao : une opération esthétique clandestine tourne au drame, une esthéticienne et son assistant arrêtés

Attirée par une publicité diffusée sur TikTok, une cliente a subi une intervention esthétique dans un cabinet non autorisé à Mbao. Quelques jours plus tard, de graves complications sont apparues, entraînant l’ouverture d’une enquête qui a conduit à l’arrestation de l’esthéticienne et de son assistant pour exercice illégal de la médecine.


Rédigé par leral.net le Mardi 9 Juin 2026 à 12:15 | | 0 commentaire(s)|

Ce qui devait être une simple intervention esthétique s’est transformé en véritable cauchemar pour une habitante de la banlieue dakaroise. À Mbao, une opération destinée à éliminer un amas graisseux sous le menton a débouché sur une affaire judiciaire impliquant une esthéticienne et son assistant, désormais poursuivis pour pratique illégale de la médecine et mise en danger de la vie d’autrui.

Selon les informations révélées par L’Observateur, l’esthéticienne identifiée sous les initiales Naya C. exerçait dans un cabinet baptisé « UMU Technologies Beauty », où elle proposait diverses prestations esthétiques diffusées notamment sur les réseaux sociaux.

L’affaire a éclaté après la plainte d’une cliente, Kh. Diouf, séduite par une publicité visionnée sur TikTok. Désireuse de faire disparaître un excès de graisse sous le menton, elle aurait déboursé la somme de 500 000 FCFA pour subir une intervention présentée comme efficace et sans danger.

Selon les premiers éléments de l’enquête, des rayons laser auraient été utilisés pour traiter la zone concernée. Mais quelques jours après l’intervention, la patiente a développé une importante inflammation au niveau de la gorge, provoquant de vives inquiétudes pour sa santé.

Face à la dégradation de son état et craignant des conséquences plus graves, elle a décidé de saisir les autorités judiciaires. Une enquête a alors été ouverte par la Brigade de recherches de Keur-Massar.

Lors de leur intervention dans le cabinet, les gendarmes ont découvert une autre cliente déjà installée sur une table d’opération et sur le point de subir le même type de traitement. Cette découverte a renforcé les soupçons des enquêteurs sur l’existence d’activités médicales pratiquées sans autorisation.

Entendue par les enquêteurs, Naya C. a reconnu être titulaire d’un diplôme d’esthéticienne obtenu après une formation en Chine. Elle a également admis avoir ouvert son cabinet sans disposer des autorisations administratives nécessaires, malgré plusieurs démarches restées infructueuses selon ses déclarations.

Son assistant, présenté comme un agent de santé communautaire, a pour sa part reconnu avoir participé à des actes relevant normalement de la chirurgie esthétique sans qualification légale pour les pratiquer.

À l’issue de leur garde à vue, les deux suspects ont été déférés devant le parquet avant de bénéficier d’un retour de parquet en attendant la suite de la procédure. Le matériel médical saisi dans le cabinet a été placé sous scellés pour les besoins de l’enquête.

Cette affaire relance le débat sur la prolifération de structures esthétiques non agréées et les risques sanitaires encourus par des patients attirés par des offres largement relayées sur les réseaux sociaux.