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Walfadjri interpelle Diomaye Faye et dénonce son exclusion du lancement de Kiiraay

Dans une lettre ouverte adressée au président Bassirou Diomaye Faye, l'administrateur du Groupe Walfadjri, Me Cheikh Niass, exprime sa vive préoccupation après l'absence de son média à la couverture du lancement officiel du parti Kiiraay. Il dénonce ce qu'il considère comme une mise à l'écart et appelle à un traitement équitable de tous les organes de presse.


Rédigé par leral.net le Lundi 27 Juillet 2026 à 13:58 | | 0 commentaire(s)|

Le Groupe Walfadjri a officiellement saisi le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, pour dénoncer ce qu'il considère comme une exclusion de ses équipes lors du lancement officiel du nouveau parti présidentiel Kiiraay.

Dans une lettre datée du 25 juillet 2026, adressée au chef de l'État, Me Cheikh Niass, administrateur du groupe de presse, fait part de sa « profonde incompréhension » face à cette situation.

Il rappelle que depuis l'arrivée de Bassirou Diomaye Faye à la magistrature suprême, Walfadjri affirme avoir assuré avec professionnalisme la couverture des activités présidentielles, des actions du gouvernement et des institutions de la République, dans le respect de sa mission d'information.

Cependant, le groupe dit avoir été surpris de ne pas être convié à couvrir le lancement du nouveau parti présidentiel, estimant que cette absence s'apparente à une forme de boycott.

Me Cheikh Niass souligne également que, sous la présidence de Macky Sall, malgré des relations parfois tendues avec le pouvoir, Walfadjri n'avait jamais été systématiquement écarté des activités présidentielles.

Au-delà de ce constat, il insiste sur l'importance du pluralisme médiatique dans une démocratie.

« Un pouvoir démocratique se grandit lorsqu'il garantit un accès équitable à tous les médias, sans distinction », écrit-il.

L'administrateur du groupe rappelle également l'héritage du fondateur de Walfadjri, feu Sidy Lamine Niass, qu'il présente comme un défenseur de la liberté de la presse, du pluralisme et du droit à une information diversifiée.

Dans sa correspondance, Me Cheikh Niass révèle avoir sollicité à plusieurs reprises une audience avec le chef de l'État afin d'échanger sur les préoccupations du groupe. Selon lui, ces demandes sont restées sans réponse.

Estimant que le dialogue aurait permis d'éviter les incompréhensions actuelles, il sollicite l'intervention du président de la République afin que Walfadjri bénéficie, au même titre que les autres médias, d'un traitement impartial dans l'accès aux activités de la Présidence, de la coalition présidentielle et des structures qui lui sont rattachées.

Le responsable du groupe précise enfin que cette démarche ne vise pas à alimenter une polémique, mais à défendre les principes d'équité, de transparence et de pluralisme médiatique qu'il considère comme essentiels au bon fonctionnement de la démocratie sénégalaise.