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Mbour : un homme acquitté et interné après avoir tué son père en état de troubles mentaux

Le tribunal de grande instance de Mbour a prononcé l’acquittement d’un jeune homme poursuivi pour le meurtre de son père à Sandiara en 2020. Reconnu pénalement irresponsable en raison de troubles mentaux au moment des faits, il a été placé en internement psychiatrique.


Rédigé par leral.net le Samedi 16 Mai 2026 à 12:16 | | 0 commentaire(s)|

La chambre criminelle du tribunal de grande instance de Mbour a rendu son verdict dans une affaire familiale d’une extrême gravité survenue à Sandiara, dans la commune de Sinthiou-Godaguène.

D. Sène, poursuivi pour avoir donné la mort à son père L. Sène, a été acquitté après que la juridiction a retenu la thèse de la démence au moment des faits.

Un drame familial d’une grande violence

Les faits remontent au 17 novembre 2020. Selon les éléments de l’enquête, l’accusé aurait porté un violent coup à la tête de son père avant de l’atteindre à la gorge à l’aide d’une barre de fer.

Lors de l’enquête, le jeune homme avait tenu des propos incohérents, affirmant notamment que son père « voulait s’emparer de son âme ».

Une responsabilité pénale écartée

Au cours du procès, la défense a mis en avant les troubles psychiatriques de l’accusé. La famille a également soutenu qu’il souffrait de pathologies mentales avérées.

Même si une expertise médicale avait estimé qu’il était conscient de ses actes au moment des faits, la chambre criminelle a finalement retenu la démence au moment du passage à l’acte, écartant ainsi la responsabilité pénale.

Internement psychiatrique ordonné

En conséquence, le tribunal a ordonné l’internement de D. Sène à l’hôpital psychiatrique de Thiaroye, estimant qu’il représentait un danger pour lui-même et pour autrui.

Un procès marqué par des déclarations troublantes

Durant l’audience, l’accusé avait tenu des propos confus sur les circonstances du drame, évoquant une relation très proche avec sa victime et exprimant des regrets.

Le parquet avait requis dix ans de réclusion criminelle, mais la défense avait insisté sur l’état mental du prévenu, appelant à une prise en charge médicale plutôt qu’à une sanction pénale.