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Me Borso Pouye : « Khalifa Sall ne reniera jamais à cause de la politique »


Rédigé par leral.net le Jeudi 22 Février 2018 à 17:15 | | 0 commentaire(s)|

Me Borso Pouye : «  Khalifa Sall ne reniera jamais à cause de la politique »
Les plaidoiries de la défense ont repris ce jeudi devant le tribunal correctionnel dans le procès dit de la caisse d’avance. Me Borso Pouye et Samba Bitèye ont fait avaler des couleuvres au Procureur de la République.

« Ce procès est le procès de Khalifa Sall. Et c’est la politesse qui est sa marque de fabrique», lance Me Borso Pouye. « Khalifa Sall était là lors de la première alternance, mais il est parti faire une formation et travailler pour la consultance internationale. Il dirige actuellement l’Association des maires francophones. Et cette fonction, ce n’est pas n’importe qui, qui le dirige. Car c’est un homme de principes. Cheikh Bamba Dièye, Mansour Sy Diamil et autres qui sont dans cette salle peuvent le témoigner. C’est pourquoi dès le premier jour, il avait dit "libérez mes co-prévenus et jugez-moi seul". Il ne reniera jamais à cause de la politique », témoigne l’avocate.

Intervenant aussi pour le compte de la dame Fatou Traoré, Me Borso affirme : « Fatou Traoré est née en Mars 1957, elle était à un mois de sa retraite lorsqu’elle a été mise au arrêt. Et la première chose qu’elle m’avait dite lorsque je l’ai rencontrée : mon seul préoccupation c’est mon père, car il est vieux. Quelques jours après, ce dernier est mort. Quelle injustice ! Car le Procureur n’a pas pu démontrer ses accusations. Il a calqué l’ordonnance de renvoi qui souffre déjà de nullité. Et si le faux tombe, tous les autres délits tombent ».

« Est-ce que c’est attraire le maire de Dakar devant ce tribunal lui jeter de l’opprobre, c’est ça le procès de la bonne gouvernance ? Pourtant, il n’était pas tenu de faire des déclarations de patrimoine et depuis de la procédure, il ne cessait de dire "allons à la Crei pour savoir si je me suis enrichi illicitement avec les fonds". Me Baboucar Cissé reste là à dire, il avait un sursalaire de 30 millions. Qu’on soit aujourd’hui de cette côté ou de l’autre côté, je rappelle que nous naissons seuls, nous vivons seuls et nous mourrons seuls. Car j’entends souvent du côté du parquet dire après ce procès, il y a d’autres jours devant nous», a-t-elle martelé en réponse aux avocats de l'Etat.

La réplique de ces derniers est attendue après la pause.






Kady FATY, leral.net



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