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Menaces de mort contre des journalistes : Jamra alerte sur «les risques d’escalade»

L'ONG Jamra a lancé un alerte sur «les risques d’escalade» suite aux menaces de mort contre des journalistes avec le démission du journaliste Moustapha Thioune du Groupe Leral.


Rédigé par leral.net le Dimanche 21 Mars 2021 à 08:36 | | 0 commentaire(s)|

Menaces de mort contre des journalistes : Jamra alerte sur «les risques d’escalade»
«L’ONG islamique Jamra et l’Observatoire de veille et de défense des valeurs culturelles et religieuses, Mbañ Gacce, appelle au patriotisme et au sens de la mesure de tous nos concitoyens. Afin qu’au-delà de considérations partisanes bien comprises, nous ayons tous à cœur de veiller, comme à la prunelle de nos yeux, à la sauvegarde de cette denrée rare qu’est la Paix Civile, dans une Afrique régulièrement ensanglantée par des rivalités politiques, des conflits ethniques et l’intolérance religieuse», indique un communiqué reçu par 24 Heures.

Mame Makhtar Gueye et Cie réagissent suite aux menaces de mort contre des journalistes dans le contexte de l’affaire Ousmane Sonko-Adji Sarr.

«À peine l’Association des éditeurs et professionnels de la presse en ligne (APPEL) a-t-elle rendu publique sa plainte, en date du 18 mars 2021, adressée au Procureur de la République, pour se plaindre «d’atteintes graves à la liberté de presse», «d’injures publiques», et même de «menaces de morts», à l’actif de présumés «activistes» et «influencer des réseaux sociaux», voilà que l’annonce de la démission fracassante du journaliste Moustapha Thioune, du média en ligne «Leral-net», vient en rajouter aux inquiétudes légitimes de l’opinion publique sénégalaise, encore sous le traumatisme d’un fait-divers, relevant habituellement des rubriques dédiées aux affaires de mœurs», a soutenu l’ONG.

Mame Makhtar Gueye et Cie d’avertir : «Gardons présent à l’esprit que c’est par des violences verbales, d’apparence bénigne, que se profile souvent le spectre de la violence physique. Dont l’escalade est souvent lourde d’incertitudes. Plusieurs pays qui ont eu à basculer dans le règne terrifiant des «Escadrons de la morts» (Côte-d’Ivoire, avec ses 3.248 morts, au terme de la crise postélectorale de 2010-2011) ou des «Tontons Macoutes» (Haïti, avec pas moins de 50.000 assassinats politiques, à l’actif de ces milices privées, lors de la chute de la dynastie des Duvalier, en 1986), ont largement prouvé combien une société humaine peut, à la stupeur générale, révéler sa face la plus hideuse, dès qu’elle baisse la garde et laisse s’installer insidieusement la «Loi de la Jungle», censée donner libre-court à nos bas instincts. Les plus cauchemardesques».

Toujours selon eux, «Il n’existe pas de formule magique pour échapper à la spirale infernale de la violence, hormis celle que dicte la sagesse populaire, qui recommande de ne jamais mettre le doigt dans l’engrenage!»

Par ailleurs, Jamra et Mbañ Gacce indique : «le jeu démocratique peut parfaitement se déployer dans le respect des ambitions et des prérogatives de tous et de chacun. Dès lors que nous faisons l’effort de faire nôtre ce postulat sacré de toute Démocratie Majeure, qui voudrait que soit volontiers agréé dans la Conscience collective le diktat de la Charte fondamentale. Qui est censée être supérieure à tous. Et qui, justement, consacre la liberté d’expression. Laquelle confère à chaque citoyen le droit d’exprimer librement son opinion, tout en reconnaissant à autrui le droit d’avoir un point de vue différent !



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