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Mimi Touré met en garde Sonko : « Les institutions ne doivent pas servir des intérêts personnels »

Alors que les tensions politiques persistent après la formation du nouveau gouvernement, Aminata « Mimi » Touré appelle au respect des institutions et met en garde contre toute tentative de blocage de l’action gouvernementale à l’Assemblée nationale.


Rédigé par leral.net le Mercredi 3 Juin 2026 à 22:18 | | 0 commentaire(s)|

Interrogée par RFI sur la nouvelle configuration politique née de la mise en place du gouvernement dirigé par Ahmadou Alamine Mohamed Lo, Aminata « Mimi » Touré a adressé un message clair à la classe politique, notamment à Ousmane Sonko, récemment réintégré à l’Assemblée nationale avant d’en prendre la présidence.

La coordonnatrice de la coalition Diomaye-Président a insisté sur la nécessité pour chaque institution de rester dans le cadre de ses prérogatives et de privilégier l’intérêt supérieur de la Nation.

« Si tout le monde reste dans le respect de ses prérogatives et met en avant les intérêts du Sénégal, on ne devrait pas avoir de problèmes. J’espère qu’on ne sera pas dans une situation où on va utiliser une institution pour assouvir des intérêts personnels », a-t-elle déclaré.

Un appel à éviter une crise institutionnelle

L’ancienne Première ministre a également appelé les différents acteurs politiques à faire preuve de responsabilité afin d’éviter toute paralysie institutionnelle.

Selon elle, les Sénégalais attendent des réponses concrètes à leurs préoccupations et non des affrontements politiques permanents.

« On ne peut pas être dans des scènes de ménage éternelles. Les populations ont besoin de tout sauf d’une crise institutionnelle », a-t-elle affirmé, soulignant que l’Assemblée nationale, l’Exécutif, le Judiciaire et le Conseil constitutionnel doivent chacun jouer pleinement leur rôle.

Sonko rassure sur ses intentions

Ces déclarations interviennent au lendemain d’une conférence de presse d’Ousmane Sonko au cours de laquelle le président de l’Assemblée nationale a reconnu disposer d’une majorité capable de faire tomber le gouvernement.

Toutefois, le leader de Pastef a assuré qu’il n’entendait pas engager une telle confrontation.

« Si je le voulais, je ferais tomber ce gouvernement dès demain. Et je bloquerais ceux qui suivront. Mais je ne le ferai pas. Je ne suis pas dans ces manigances. J’œuvre pour l’intérêt des Sénégalais », a-t-il déclaré.

Cette passe d’armes à distance illustre les tensions qui continuent de marquer les relations entre les différentes composantes de la majorité issue de l’élection de 2024, dans un contexte de recomposition politique et institutionnelle.