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Moustapha Diakhate ne peut pas déchoir Mame Khary selon Babacar Gaye

BABACAR GAYE, ANCIEN DÉPUTÉ LIBÉRAL

Le président du Conseil régional de Kaffrine, Babacar Gaye, recommande à Macky Sall d’ouvrir des discussions sur les élections locales. Estimant, selon L’As, que l’idéal pour les populations, c’est un report du scrutin de mars 2014, il pense que le président de la République doit rencontrer tous lesLe président du Groupe parlementaire qui cherche, coûte que coûte, à chasser de l’Assemblée nationale la députée Mame Khary Mbacké aura du pain sur la planche. A moins qu’il utilise un coup de force en violation du règlement intérieur de l’hémicycle. Car, d’après l’éclairage de l’ancien député libéral, Babacar Gaye, conformément au règlement actuel de l’Assemblée nationale, Moustapha Diakhaté ne peut déchoir la députée du département de Mbacké de son mandat.


Rédigé par leral.net le Samedi 19 Octobre 2013 à 15:05 | | 2 commentaire(s)|

BABACAR GAYE, ANCIEN DÉPUTÉ LIBÉRAL
BABACAR GAYE, ANCIEN DÉPUTÉ LIBÉRAL
 Déchéance de Mame Khary Mbacké : « Si le président du Groupe parlementaire Bennoo Bok Yakaar(Bby) demande la déchéance de la députée Mame Khary Mbacké pour avoir quitté la coalition Bby, cela ne peut pas prospérer. Si on analyse froidement, dans l’esprit comme dans la lettre, la loi et le règlement en matière de démission du député. La déchéance concerne un député qui démissionne de son parti. La loi n’a pas parlé de coalition de partis. Elle parle d’un député qui démissionne de son parti. Elle était membre de la coalition Bby. Cette coalition n’est pas reconnue par l’Assemblée nationale. En fait, l’Assemblée nationale reconnaît les groupes parlementaires qui sont les représentations politiques des partis ou des coalitions de partis au sein de l’hémicycle. Pourquoi l’affaire Mame Khary Mbacké peut être différente avec ce qui s’était passé avec les Moustapha Cissé Lô, Mbaye Ndiaye et autres qui avaient démissionné du Pds parce qu’ils participaient aux réunions de l’Alliance pour la République(Apr), un parti déjà constitué. Ils avaient cessé d’appartenir du point de vue du discours, de la pratique et de l’action à un parti qui s’appelle le Pds.  C’est cette analyse qui avait été faite et qui avait poussé le Groupe libéral à l’époque à demander à ce qu’ils soient exclus. Cela, simplement, parce qu’ils ont démissionné de fait de leur parti. Encore que ça méritait débat».
Sanction ?: «A l’état actuel de la loi, Mame Khary Mbacké ne peut être sanctionnée. Conformément au règlement de l’Assemblée nationale, on ne peut pas la déchoir. Je ne pense pas. Sauf si elle démissionne formellement de son parti. Mais, je ne pense pas qu’elle ait formellement démissionné de son parti. Si elle démissionne de son parti, elle perd son mandat. Le fait de quitter le groupe parlementaire n’est pas en soit une démission. La déclaration à la presse qu’aurait faite Mame Khary Mbacké n’est pas suffisante. Ce que le président du Groupe parlementaire Bennoo Bokk Yakaar, Moustapha Diakhaté, aurait dû faire, c’est d’abord de l’assigner pour que cette déclaration soit confirmée par écrit. Le président Diakhaté aurait dû avoir un élément matériel qui lui permettrait de demander la déchéance de Mme Mbacké.  Quand je quittais l’Assemblée nationale, j’avais demandé à Doudou Wade (ancien président du Groupe parlementaire libéral sous Wade) de réformer la loi pour repréciser ce que s’est la démission d’un député membre d’un parti. On peut dire par exemple est considérée comme une démission le fait de participer à des activités d’un parti politique concurrent, le fait de faire des déclarations qui sont à l’encontre de son parti politique au bénéfice d’un autre parti politique ou d’un autre groupe de partis politiques. Au moins, ça aurait dû régler la question que nous sommes en train de vivre actuellement. Mais, à l’état actuel de la législation et du règlement, je ne vois pas comment si Mame Khary Mbacké ne démissionne pas formellement de l’Apr peut perdre son mandat de député. On ne parlement pas de coalition, on parlement de parti politique».
Incohérence de Moustapha Diakhaté : «Il y a une absurdité dans  la position du président du Groupe Bennoo Bokk Yakaar, Moustapha Diakhaté. Cela, si on fait une analyse en essayant de comprendre pourquoi il n’y avait pas eu la même attitude en demandant la déchéance du mandat de la députée Mariama Diallo qui avait refusé de se joindre à ses frères de Rewmi(d’Idrissa Seck). Elle a décidé d’aller renforcer Bennoo Bokk Yakaar. On peut considérer qu’elle a démissionné de son parti pour aller renforcer un parti adverse (Ndlr, Apr). Pourquoi cette députée n’est pas exclue de l’Assemblée nationale. Moralement, on aurait dû sanctionner la députée Mariama Diallo. Elle a porté atteint aux intérêts d’un groupe politique (Rewmi). Il y a aussi le cas du député Abdou Lakhat Seck(de Touba) qui a démissionné récemment du Groupe parlementaire Bennoo Bokk Yakaar. Pourquoi, Moustapha Diakhaté ne l’a pas renvoyé de l’Assemblée nationale comme il cherche à le faire avec Mame Khary Mbacké?»
Brouille entre le Palais et Touba : « Comme ce sont des jeux d’intérêts, les postes font toujours l’objet de compétition. Abdou Lakhat Seck (de Touba) a certain estimé qu’il n’a pas été récompensé à la hauteur de son engagement pour Macky Sall. Ça peut justifier sa démission du Groupe parlementaire Bby. Je suis sûr aussi que ça peut justifier la démission de Mame Khary Mbacké. Maintenant, pourquoi ces députés de Touba au devant de la scène? En fait, Touba est une entité particulière. Touba s’est constitué comme étant un pôle d’influence qui fait que les ressortissants de cette ville Sainte sentent un peu une certaine puissance par rapport au pouvoir politique. Cela, parce que Touba estime qu’il contribue à faire ou à défaire des forces politiques, à constituer les pouvoirs. Les jeunes marabouts ont goûté aux délices du pouvoir. Aujourd’hui, ils continuent à jouer de leur influence pour avoir leur «part» de l’exercice du pouvoir. Le président Abdoulaye Wade avait une gestion particulière de cette affaire. Il avait une vision particulière de ces chefferies religieuses (Touba, Tivaouane, Ndiassane, etc). Il a su stabiliser ces pôles d’influences et à les intégrer dans la gestion du pouvoir. Est-ce que l’actuel président Macky Sall est capable de le faire, est en train de le faire ou peut le faire ? Touba actuellement doute de la volonté du président Macky Sall de lui laisser «sa place» dans le jeu du pouvoir».
 acteurs.



1.Posté par DANGOTE AU CAMEROUN le 19/10/2013 16:14 | Alerter
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Cameroun - Un autre scandale à Douala : RODEO et DANGOTE même combat :: CAMEROON

Après la scandaleuse implantation de la Cimenterie Dangote sur base de corruption des membres du gouvernement et de certaines élites locales, la ville de Douala et ses habitants vivent actuellement un autre scandale sur le plan environnemental. Douala présente désormais le visage d’une ville à la dérive: une cité sans foi ni loi, gangrénée par la pollution, où le désordre est généralisé, le civisme absent, la corruption rampante, les industries polluantes et dangereuses implantées illégalement, les agressions quotidiennes, les incendies à répétition, les accidents meurtriers récurrents, les immeubles instables écrasant leurs occupants, les restaurants sur le trottoir, la gestion des déchets approximative, les transports en commun inexistants … Mais rassurons-nous selon le Délégué du Gouvernement cela ira mieux en 2025.

Encore une promesse. On nous avait promis la santé pour tous en l’an 2000, et pendant que nous attendons toujours, on nous annonce que le Cameroun sera émergeant en 2035. Quelle dérision.

C’est surement pour atteindre cette émergence que la société RODEO DEVELPPMENT LTD, dont le capital se répartit entre deux sociétés américaines et la SNH, construit un gazoduc traversant la ville. Sans respecter la législation environnementale en vigueur, exactement comme DANGOTE : on distribue des enveloppes et dès lors, on se croit tout permis. C’est également pour cette raison que le Ministre de l’Environnement HELLE Pierre a décidé de faire la guerre aux sacs en plastique, en rappelant que tout contrevenant sera puni d’une forte amende et d’emprisonnement à partir de …. 2014.

Comment peut-il se moquer ainsi des populations ? Comment une loi qui est bafouée par son propre département ministériel dans les cas de l’implantation de l’usine de cimenterie et de la construction du gazoduc connaîtra-t-elle un meilleur sort dans celui de la gestion des déchets ? Comment peut-il penser motiver les opérateurs économiques et les ménages sur ce sujet, quand il donne par ailleurs un mauvais exemple de non respect de la loi qu’il est chargé de faire appliquer ?

Dans l’affaire du gazoduc comme dans celle de la cimenterie, les travaux ont commencé alors que la phase de discussions visant à aplanir les préoccupations des populations n’était pas terminée. Alors que pour NDOGPASSI III, les familles déguerpies du site n’étaient pas encore indemnisées. Contrairement aux promesses du Ministre des Mines, Badel NDANGA NDINGA, celui-là même qui a orchestré en toute illégalité, la pose de la première pierre de la cimenterie DANGOTE, avec ses collègues Bello BOUBA MAÏGARI et Louis Paul MOTAZE.

Enveloppes pour les décideurs, intimidations et menaces pour les populations, lorsqu’elles veulent faire valoir leurs droits à être consultées pour les projets industriels et dangereux initiés dans leur voisinage. Conformément à la loi. A NDOGPASSI III, lieu d’implantation de l’usine RODEO, l’eau potable reste une denrée rare, l’électricité est accessible seulement au tiers des ménages, la collecte des ordures est inexistante et la connexion téléphonique irrégulière. A tous ces désagréments vécus quotidiennement, les populations non déguerpies doivent faire face en plus, aux dangers liés à la proximité de cette usine de gaz érigée sans délimitation d’un périmètre de sécurité : on y trouve des habitations jusqu’au niveau de la guérite !

Mais il y a pire. Si l’Etude d’Impact Environnemental du site de NDOGPASSI III a été escamotée, celle de la construction de son gazoduc de plus de 15 km, devant relier l’usine à ses clients dans les zones portuaire et industrielle de BONABERI, n’a tout simplement pas été réalisée. Les travaux à ce jour sont largement avancés. Les tuyaux jonchent les bords de la chaussée. Les employés et leurs machines s’activent chaque jour tout au long du tracé, à enfouir les tuyaux près des habitations, des écoles, des stations services, du chemin de fer, des immeubles de bureaux, des routes largement fréquentées, sans aucune information et sensibilisation des populations riveraines au tracé.

En guise d’exemple, le pipeline Tchad-Cameroun qui pourtant ne transporte que du pétrole brut difficilement inflammable et explosif, a été construit hors des zones habitées, dans des tranchées de 2 mètres de profondeur, avec une emprise de 10 à 15 mètres de part et d’autre du tracé, interdite à tout accès. Pour le gazoduc traversant Douala aucune de ces précautions n’a été prise. Aucune disposition légale n’est respectée.

Or le gazoduc, au même titre que la cimenterie, est une installation classée dangereuse - en raison du gaz qui est un produit qui peut facilement s’enflammer et exploser - soumise à la réalisation d’une Etude d’Impact Environnemental au cours de laquelle les populations doivent être consultées selon une procédure clairement définie par la loi, d’une Etude de Dangers et d’une enquête publique avec une nouvelle fois l’obligation de recueillir l’avis des populations. Toutes choses qui ne sont pas effectives dans ces deux projets.

Le Groupe DANGOTE s’entête à construire son usine de ciment à la Base Elf, refusant un autre site dont les travaux d’aménagements nécessiteraient des coûts supplémentaires. Pourtant on nous le présente comme un Groupe milliardaire. Il devient soudain fauché comme des blés, quand il peut faire des économies sur le dos des populations. De même pour RODEO, dont l’une des variantes du projet consistait à faire passer les tuyaux de gaz par les drains de la ville.

Trop cher pour les américains, pourtant milliardaires en dollars. Et la SNH ayant financé deux fois un avion sans que celui-ci soit livré et sans savoir quelle destination a prise l’argent, n’a plus un sou de plus à mettre dans un projet, uniquement pour les beaux yeux d’une population qui du reste, ne sera pas mise au courant.

Il faut pourtant rappeler que Douala a parfois frôlé la catastrophe ces dernières années : les couvercles des cuves de la SCDP près du Pont sur le Wouri ont sauté, créant une panique générale parmi les passants ; idem à la suite d’un écoulement important de produits au carrefour Agip ; le Chef de l’Etat a failli être la victime d’un grave incident d’origine électrique lors d’un discours Place du Gouvernement, les câbles électriques ayant été sectionnés lors des fouilles réalisées pour l’installation de sa tribune ; tout dernièrement, d’autres fouilles effectuées pour les travaux de pose de la fibre optique ont causé le sectionnement de la canalisation chargée d’alimenter l’aéroport de Douala en kérosène, répandant ce produit entre les habitations dont les occupants ont été déguerpis en catastrophe.

La prévention des risques n’est jamais intégrée aux différents travaux et projets réalisés dans la ville. C’est à chaud, lorsque les risques latents se sont déjà réalisés sous forme d’accidents, que les décisions sont prises, dans la précipitation, et toujours au détriment des populations. Or, des mesures de précaution élémentaires auraient l’avantage de pallier à l’avance, aux dérisoires moyens de protection civile de la ville, à l’inorganisation administrative et à l’absence de coordination entre les différents services de la ville.

Face à une administration aux ordres, aux élus serviles et atones, aux gestionnaires de la ville amorphes et incompétents en matière de gestion des risques urbains, il s’agit pour les populations de reconquérir la parole et d’exiger que les droits que leur confère la législation environnementale soient respectés. Seules leur réelle implication dans tous les processus en cours et leur forte mobilisation autour de ces enjeux pourraient mettre fin aux manquements, aux irrégularités et aux actes illicites posés par des opérateurs économiques véreux avec la complicité des autorités locales.

2.Posté par DANGOTE AU CAMEROUN le 19/10/2013 16:15 | Alerter
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Les premiers sacs de ciment de Dangote annoncés pour janvier 2014

Le milliardaire nigérian Aliko Dangote produira avant la fin de cette année 1 500 000 tonnes de ciment par an au Cameroun. De jour comme de nuit, des ouvriers s’activent sur le site de l’usine situé sur les berges du fleuve Wouri à Douala. Selon un contrôleur du chantier, l’usine de broyage de clinker en construction progresse bien et sera opérationnel d’ici la fin de l’année. Soit avec environ six mois de retard selon les premières prévisions qui étaient fixés au deuxième trimestre de 2013. Ce retard est dû aux nombreuses oppositions des riverains et des associations de défense de l’environnement qui n’avaient pas hésité à ester le géant nigérian en justice.

En effet, attiré par le leadership du Cameroun dans la sous région d’Afrique centrale, Aliko Dangote avait crée Dangote Industries (Cameroun) Ltd, une filiale de son groupe basé au Nigéria. Inoni Ephraim, l’ancien premier ministre va solliciter du milliardaire au cours d’une rencontre en 2008, la construction d’une usine de ciment au Cameroun pour juguler la pénurie que connaît le pays. L’homme d’affaire qui compte de nombreuses cimenteries ailleurs dans son portefeuille en Afrique accède à la demande. Il crée alors la Dangote Cement Plc qui est intégré à Dangote Industries (Cameroun) Ltd. Le 19 septembre 2011 trois conventions sont signées avec le ministère camerounais des mines et du développement technologique. Le site de la base Elf situé sur les berges du Wouri lui est proposé sur recommandation du président Paul Biya. Celui-ci est situé tout juste en face des Cimenterie du Cameroun, une propriété du groupe français Lafarge. Dangote s’engage alors à investir 57 milliards de Fcfa dans la construction d’une unité moderne de production de ciment.

Alors que les travaux sont lancés, il va subir des oppositions des communautés riveraines et des hommes politiques qui vont aboutir à des arrêts de travaux. L’arbitrage des tribunaux et l’aval du président Paul Biya lui donne raison, ouvrant la voie à la reprise des travaux. Aliko Dangote promet de livrer les premiers sacs de ciments produits au Cameroun en 2014.


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