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Mutilations génitales et mariages d’enfants: Le Sénégal traîne encre les pieds dans la lutte

Ce n’est pas demain la veille que le Sénégal mettra fin à certaines pratiques néfastes, notamment les mariages d’enfants, les mutilations génitales féminines et les grossesses. En effet, il a été noté que lors de la clôture du forum de mobilisation des jeunes pour le suivi de la mise en œuvre des engagements du Sénégal, dont le passage à la Conférence internationale du la population et le développement (Cipd), a attesté que notre pays accuse un retard sur ces questions.


Rédigé par leral.net le Jeudi 24 Décembre 2020 à 17:32 | | 0 commentaire(s)|

Mutilations génitales et mariages d’enfants: Le Sénégal traîne encre les pieds dans la lutte
L’Etat du Sénégal a enregistré d’importants progrès dans la mise en œuvre du programme d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement (Cipd), même si des défis majeurs restent à être élevés.

En effet, notre pays de par ses investissements dans l’offre de service en santé de la reproduction, en planification familiale et dans le domaine de l’éducation, s’est réellement positionné pour tirer profit de la capture du dividende démographique. Toutefois, force et de constater que malgré les efforts considérables consentis par les différents ministères sectoriels, les questions des violences basées sur le genre, aux mariages d’enfants, aux mutilations génitales se dressent encore devant nous.

«Les questions liées à la sexualité sont souvent dogmes dans nos familles et sociétés. C’est la raison pour laquelle le ministère de la Jeunesse à travers le projet promotion des jeunes et ses différents démembrements, notamment des Centres conseils ados, consacre beaucoup d’efforts à ces questions et tente d’y apporter des réponses adéquates pour promouvoir le plein épanouissement des jeunes filles», lance Alassane Diallo, conseiller technique n°1 du ministre de la Jeunesse, qui présidait la clôture du Forum de mobilisation des jeunes pour le suivi de la mise en œuvre des engagements du Sénégal, dont le passage à la Conférence internationale sur la population et le éveloppement (Cipd).

Par cette occasion, ce dernier estime que les clubs des jeunes sont en train de transformer radicalement certaines croyances et perception négatives sur les jeunes filles victimes de violences basées sur le genre ou de mutilations génitales. Mais aussi de sensibiliser contre les mariages d’enfants et les grossesses précoces mais aussi et surtout, de renforcer le leadership féminin et de promouvoir le développement économique. Selon lui, l’expérience des clubs des jeunes filles, démarrée à Tambacounda, a connu son plein essor à Kolda.

Car, les Centres de conseils ados (Cca) ont pu réussir le pari de son appropriation par la communauté, au point de générer le concept du «New deal» ou pacte communautaire, qui se traduit par un engagement signé entre les clubs des jeunes filles et les parents. Mais, également avec les marraines pour un objectif de zéro grossesse précoce au sein des clubs des jeunes filles.

M. Diallo reste convaincu qu’en éliminant les décès maternels évitables, les besoins non satisfaits en planification familiale ainsi que les violences basées sur le genre et les pratiques néfastes, nos adolescentes et jeunes filles pourront être rassurées d’avoir une vie adulte responsable. En effet, une étude réalisée par l’organisation Plan International, en partenariat avec Fawe et One Compain, publiée en 2018 et portant sur les données de l’indice du genre, le Sénégal avait été classé parmi les mauvais élèves en termes de politique contre les mariages forcés et les mariages précoces.

L’analyse de cette situation de l’équité et de l’égalité de genre présentait bien des obstacles pour atteindre les Objectifs de développement durable (Odd), particulièrement l’objectif 5 relatif à l’égalité du genre. Le Sénégal avait enregistré le taux de mariages d’enfants, précoces et forcés le plus élevé du groupe des six pays d’études, avec 31 % en 2015. De même que le pourcentage le plus élevé des femmes battues par un homme, 49 % en 2016. Cette étude avait été menée sur six pays notamment la Colombie, l’Inde, l’Indonésie, le Kenya, le Salvador et le Sénégal.






Walfadjri



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