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Non déplacement à Ziguinchor après le drame de Boffa : La Jds condamne le « mépris » du Président Macky Sall


Rédigé par leral.net le Samedi 13 Janvier 2018 à 11:40 | | 0 commentaire(s)|

La Jeunesse démocratique du socialisme (Jds) condamne le massacre de Boffa- Bayottes, qui est un acte « barbare que rien ne peut justifier ». Au-delà de l’émotion, Babacar Diop et ses camarades estiment que ce drame révèle aussi « la vraie expression des regrettables conventions hypocrites qui consistent à masquer derrière l’idéal emphatique d’un Sénégal Un et Indivisible, la réalité des déséquilibres structurels qui ont fait le lit et continuent d’alimenter la crise sénégalaise en Casamance ».

Tout en se félicitant, de la convocation immédiate d’un Conseil national de sécurité et du deuil national de deux jours, la Jds regrette que le chef de l’Etat ne se soit pas déplacé à Ziguinchor dès l’annonce de la tragédie, pour assister les blessés et les familles des victimes. Macky Sall a plutôt dépêché son ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. « En vérité, il doit être plus facile pour un Président consciencieux et responsable d’aller à Ziguinchor pour compatir avec les population que d’aller en France pour dire : « je suis Charlie », la France est plus importante que le Sénégal, Paris est plus important que Ziguinchor, la vie d’un Français est plus précieuse que celle d’un Sénégalais. On s’agenouille devant la France pendant qu’on méprise son peuple », soutient ce mouvement qui s’est désaffilié du Parti socialiste.

La Jds demande tout de même le tir en se rendant « le plus rapidement possible » à Ziguinchor pour parler aux familles éplorées et aux populations inquiètes. Parce qu’en vérité, poursuit-on, « ce mépris vis-à-vis de la périphérie n’est pas conjoncturel, mais structurel, qui se manifeste d’abord à tous les niveaux de la Gouvernance, notamment dans l’incapacité des autorités politiques à intégrer les populations de la périphérie et à désenclaver les régions périphériques ». Pourtant, rappelle la Jds, « l’injustice et la crise du lien entre le centre et la périphérique sont l’un des principaux éléments déclencheurs de la rébellion en Casamance où le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc) lutte depuis trois décennies pour l’indépendance de la région ».







Le Quotidien

 



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