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ONU : Pourquoi l’Union Africaine a rejeté la candidature de Macky Sall

L’ancien président sénégalais Macky Sall subit un échec diplomatique de taille. Ce vendredi 27 mars 2026, l’Union Africaine (UA) a officiellement acté l’absence de consensus autour de sa candidature pour le poste de Secrétaire général des Nations Unies. Entre opposition massive des États membres et désaveu de son propre pays, récit d’une journée noire pour la diplomatie de l'ancien dirigeant.


Rédigé par leral.net le Vendredi 27 Mars 2026 à 21:47 | | 0 commentaire(s)|

Un "consensus" brisé par 20 États membres

Tout s'est joué en moins de 24 heures. La Commission de l’Union Africaine avait soumis un projet de décision pour valider le soutien du continent à Macky Sall via la « procédure de silence ». Habituellement, si aucun État ne s’oppose dans un délai imparti, la décision est adoptée.

Mais cette fois, le silence a été bruyant : 20 États membres, issus de toutes les régions du continent, ont déposé une objection officielle avant la date butoir du 27 mars. Ce rejet massif empêche l’UA d’apporter un soutien formel à cette ambition internationale.

Le Sénégal se désolidarise officiellement

Le coup de grâce est venu de Dakar. Dans une note officielle qui ne laisse place à aucune ambiguïté, les autorités sénégalaises ont affirmé que le gouvernement « n’a pas été associé à l’initiative ».

Cette mise au point souligne une rupture profonde : il est extrêmement rare qu'une candidature de cette envergure soit portée sans l'aval du pays d'origine du candidat. Selon les informations disponibles, c'est le Burundi, via son président Évariste Ndayishimiye (actuel président en exercice de l'UA), qui aurait tenté de forcer le passage diplomatique.
Une candidature dans l'impasse ?

Techniquement, Macky Sall reste en lice. Cependant, sans le bloc de l'Union Africaine derrière lui et avec une opposition déclarée de son propre pays, ses chances de convaincre le Conseil de Sécurité et l'Assemblée générale de l'ONU semblent désormais quasi nulles.

L'ancien président se retrouve aujourd'hui isolé diplomatiquement, avec le Burundi comme unique soutien visible dans une bataille qui s'annonce perdue d'avance.