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Ousmane Sonko : « Aucun gouvernement ne peut renégocier sa dette envers le peuple »

Rédigé par leral.net le Mardi 13 Octobre 2026 à 12:46 |

Lors de l’ouverture de la session ordinaire unique 2026-2027 de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a mis l’accent sur la transparence dans la gestion des affaires publiques et la reddition des comptes. Saluant l’engagement des députés et du personnel parlementaire, le président de l’institution a rappelé que l’exercice d’une responsabilité publique implique une obligation permanente de rendre compte aux citoyens. Pour lui, les ressources de l’État et les institutions de la République ne sauraient être considérées comme la propriété de ceux qui les dirigent.

Une activité parlementaire soutenue

D’entrée de jeu, Ousmane Sonko a souligné que cette rentrée parlementaire s’inscrivait davantage dans la continuité du travail accompli que dans une véritable reprise des activités. Selon lui, les députés ont bénéficié de peu de répit, avec la tenue de trois sessions extraordinaires et la poursuite des travaux des commissions d’enquête, notamment à travers des auditions publiques.

Le président de l’Assemblée nationale a salué l’engagement des élus ainsi que celui des agents de l’institution, dont le travail contribue au fonctionnement quotidien du Parlement. Il a toutefois précisé que cette activité ne devait pas donner lieu à un satisfecit, mais plutôt rappeler que le rôle du Parlement ne se limite pas aux séances plénières.

Les travaux en commission et les auditions constituent également des composantes essentielles de la mission parlementaire, notamment dans le contrôle de l’action publique.

La transparence et la reddition des comptes comme exigences républicaines

Au-delà du bilan de l’activité parlementaire, Ousmane Sonko a voulu placer cette nouvelle session sous le signe de deux principes fondamentaux : la transparence et la reddition des comptes.

Il a estimé que ces notions, fréquemment évoquées dans les discours politiques et les programmes, ne tirent pas leur valeur de leur répétition, mais de leur portée dans les relations entre les gouvernants et les citoyens.

« La chose publique nous oblige », a-t-il rappelé, résumant ainsi, selon lui, l’essentiel des responsabilités attachées à l’exercice du pouvoir.

Dans cette perspective, le président de l’Assemblée nationale a insisté sur une distinction fondamentale : les biens et les ressources de l’État ne peuvent être confondus avec le patrimoine de ceux qui sont appelés à gouverner. Il a ainsi affirmé que l’État n’est pas la propriété d’un gouvernement, que le Trésor public n’appartient à aucun responsable et que les institutions ne sauraient être considérées comme le butin d’une majorité politique.

Les ressources naturelles appartiennent au peuple

Pour étayer son propos, Ousmane Sonko s’est référé à l’article 25 de la Constitution, qui consacre notamment le principe selon lequel les ressources naturelles appartiennent au peuple et doivent être utilisées pour l’amélioration de ses conditions de vie.

Cette disposition constitutionnelle, a-t-il rappelé, souligne la responsabilité particulière des personnes investies de fonctions publiques dans la gestion des ressources nationales.

Le responsable parlementaire a ainsi présenté les dirigeants publics non comme des propriétaires des moyens mis à leur disposition, mais comme des dépositaires chargés de les gérer dans l’intérêt général.

Une responsabilité qui implique, selon lui, une obligation de justification envers les citoyens. « Il a une dette envers le peuple, celle de s’expliquer », a-t-il déclaré, avant d’insister sur le caractère incontournable de cette exigence.

Une obligation qui dépasse les alternances politiques

À travers cette intervention, Ousmane Sonko a défendu l’idée que la reddition des comptes ne saurait dépendre des circonstances politiques ni être remise en cause au gré des changements de gouvernement.

Pour le président de l’Assemblée nationale, toute personne investie d’une responsabilité publique doit pouvoir expliquer ses décisions et sa gestion au peuple, auquel appartiennent les ressources et les institutions de la République.

Ce rappel intervient alors que les travaux parlementaires se poursuivent, notamment autour des commissions d’enquête et du contrôle de l’action publique. La transparence et la reddition des comptes s’imposent ainsi comme des enjeux majeurs de cette session 2026-2027, dans laquelle l’Assemblée nationale est appelée à exercer pleinement ses prérogatives institutionnelles.





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