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PAPE MALICK MBENGUE ALIAS MALIK 2BM : Profession, mareyeur ambulant

Rédigé par leral.net le Mardi 31 Août 2021 à 11:25 | | 0 commentaire(s)|

Il va de maison en maison, offrant plus de facilité et d’opportunités aux femmes. Pape Malick Mbengue alias Malik 2bm, a trouvé sa voie dans la vente de poissons depuis 2010, après une expérience de trois ans en tant qu’émigré en Espagne puis en France. Aujourd’hui, il vaut un investissement quotidien de 250 000 FCfa.


PAPE MALICK MBENGUE ALIAS MALIK 2BM : Profession, mareyeur ambulant
Pape Malick Mbengue est tout enthousiaste en ce début de matinée du mercredi. Dans les rues de Lansar, il défile, s’égosille, fait la promotion de ses produits halieutiques. « Des poissons frais et accessibles », chante-t-il, la caisse sur la tête, deux morceaux de poisson à la main. Sa voix qui résonne partout, interpelle Astou Ndoumbé. Sa cliente s’empresse de venir à sa rencontre. Ils se connaissent bien pourtant, mais le mareyeur ne lui fait aucun cadeau ce jour. « Pas de réduction. Le marché n’est pas bien approvisionné aujourd’hui », avertit-il, serein. La dame se la joue compréhensive. Elle achète sans broncher.

Le commerçant poursuit sa vente « porte à porte ». Un système qu’il a adopté depuis bientôt quatre ans. « Je suis dans la vente de poissons depuis 2010, après trois années passées en Espagne et en France. En 2017, j’ai décidé d’installer une cantine dans mon quartier. Elle est gérée par ma femme au moment où je sillonne le quartier, la caisse sur ma tête », informe-t-il, l’habit couvert d’écailles. En plus de cette stratégie, il met à contribution les nouvelles technologies, les réseaux sociaux, notamment Facebook et WhatsApp. « Je me lève tous les jours à 4 heures pour aller m’approvisionner au marché central de Pikine. Je profite également des réseaux sociaux pour mieux vendre. Ainsi, je livre des commandes à Pikine et Keur Massar et dans d’autres localités », souligne Pape Malick Mbengue.

Pour disposer de produits, le jeune mareyeur mobilise tous les jours un budget de 250 00 FCfa. « Il faut débourser une forte somme pour avoir des produits de qualité », signale-t-il. Une activité aléatoire qui, indique-t-il, ne garantit pas un bénéfice tous les jours. « Parfois, je peux me retrouver avec des gains importants. Des fois, je souffre des invendus à conserver pour le lendemain », dit-il. Il gagne bien sa vie à travers son label « Central pescado ». Des bénéfices qui lui permettent de mener son activité musicale puisqu’il est un passionné de Rap. Et le pratique depuis 2005.

« Le Rap c’est ma vie. Je peux l’allier à n’importe quelle activité. J’ai débuté en 2005. J’ai fait plusieurs groupes avant d’entamer une carrière solo en 2016 », rappelle-t-il. Aujourd’hui son répertoire est riche de quatre clips : « Fidèle » qui traite de la fidélité en amour et en amitié, « Reorganize » qui prône une réorganisation de la musique sénégalaise et « Allez les lions », sorti en 2018, avant la Coupe du monde et «Infidèle». Toujours motivé, Pape Malick Mbengue veut vivre mareyeur et rappeur.






Demba Dieng



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