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Patte d’Oie : trois vigiles déférés après la mort d’un homme remis à la police

Trois vigiles de la Patte d’Oie ont été arrêtés puis déférés au parquet après la mort d’un homme qu’ils avaient conduit au commissariat des Parcelles Assainies. Ils sont poursuivis pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort.


Rédigé par leral.net le Vendredi 14 Août 2026 à 11:51 | | 0 commentaire(s)|

Patte d’Oie : trois vigiles déférés après la mort d’un homme remis à la police
L’affaire suscite de nombreuses interrogations à la Patte d’Oie. Trois vigiles, identifiés comme M. Touré, A. Barry et S. Guèye, ont été arrêtés et déférés au parquet après le décès d’un homme qu’ils avaient remis aux forces de l’ordre.

Selon les informations rapportées par Libération, les faits se sont déroulés dimanche dernier. Les trois vigiles se sont présentés au commissariat des Parcelles Assainies avec un individu qu’ils affirmaient avoir surpris en train de tenter d’ouvrir une voiture stationnée dans leur secteur.

Mais à son arrivée au commissariat, l’homme se trouvait dans un état particulièrement préoccupant. Il aurait été incapable de tenir debout ou même de décliner son identité.

Le suspect décède pendant son évacuation

Face à l’état de santé du présumé voleur, les policiers ont décidé de procéder à son évacuation vers l’hôpital Abass Ndao.

L’homme est toutefois décédé au cours de son transfert.

À la suite de ce décès, les trois vigiles ont été placés en détention avant d’être déférés au parquet. Ils sont poursuivis pour des faits de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort.

Les vigiles reconnaissent avoir ligoté la victime

Lors de leur audition, les mis en cause ont reconnu avoir ligoté l’homme. Ils ont toutefois nié l’avoir frappé ou lui avoir porté des coups.

Cette version est désormais confrontée aux conclusions de l’autopsie pratiquée sur le corps de la victime. D’après Libération, les constatations médico-légales auraient mis à mal les déclarations des vigiles.

À ce stade, l’identité de la victime n’a toujours pas été établie. L’enquête judiciaire devra notamment déterminer les circonstances exactes des violences et les responsabilités de chacun dans ce décès.

L’affaire rappelle par ailleurs les risques liés à la justice privée et à l’intervention de particuliers dans l’interpellation de personnes soupçonnées d’avoir commis une infraction.